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Faire reconnaitre l’aidant comme un acteur du système de santé

Accompagner votre proche fragilisé après un accident, un diagnostic, est une démarche logique pour vous. Vous ne comptez pas les heures passées à son chevet et ne songez pas à parler de votre situation, encore moins de vous en plaindre. Pourtant, le rôle d’aidant a un réel impact sur votre vie personnelle, professionnelle ou votre santé. A l’occasion de la Journée nationale des aidants le 6 octobre, Lili smart a interviewé Claudie Kulak, présidente du collectif Je t’aide qui a créé cet événement il y a 8 ans.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Claudie Kulak, je suis la fondatrice de la Compagnie des aidants, un réseau social d’entraide et d’échanges, et présidente du collectif associatif Je t’aide qui réunit 15 structures travaillant sur le sujet des aidants.

 

Quelles sont les plus grandes difficultés auxquelles sont confrontés les aidants ?

Accompagner un proche peut avoir de lourdes conséquences sur la santé des aidants. Ils se plaignent souvent de troubles du sommeil, d’anxiété, de stress, d’épuisement, de troubles musculosquelettiques… Le stress est pratiquement toujours mentionné dans les études parce que les ¾ des aidants ressentent une charge importante. Et forcément, quand vous êtes stressé ça a des répercussions sur la qualité de votre sommeil… C’est d’ailleurs pour ces raisons que cette année, la thématique de la Journée des aidants porte sur leur santé.

Bien évidemment, tout cela a des répercussions financières parce que les aides qui sont apportées aux personnes fragilisées ne sont pas suffisantes. Elles ne couvrent pas tous les frais, il n’y a pas assez d’heures de service à la personne financées par exemple. Alors que le baromètre de la CARAC estime à 2049€/an les dépenses moyennes pour un aidant qui accompagne un proche fragilisé. Et puis ils ne connaissent pas toujours toutes les aides qui peuvent leur être proposées.

 

Après leur journée de travail, c’est parfois une deuxième vie qui commence. Certains aidants, arrivés le vendredi, prennent le train pour aller s’occuper de leurs parents.

 

Les risques d’épuisement sont-ils les mêmes pour les aidants salariés ?

Les aidants salariés ont des difficultés à concilier leur vie pro et leur vie privée. Après leur journée de travail, c’est une deuxième journée qui commence, et même parfois une deuxième vie qui commence. Certains aidants, arrivés le vendredi, prennent le train pour aller s’occuper de leurs parents et reviennent le dimanche soir. Et après ils ont leur propre quotidien à gérer. Vous avez 2 à 3 gestions de vie en même temps. Et puis quand vous êtes tuteur, vous avez encore toute la gestion administrative, financière, juridique… Vous avez tout à gérer en double ou en triple en plus de votre travail.

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement a mis en place le Congé de proche aidant, mais il n’est pas rémunéré alors les aidants ne vont pas s’arrêter, ils ont trop besoin d’argent… Donc ils se mettent en congé maladie et après leur responsable des ressources humaines va se demander s’il est fiable, ce qu’il fait… Alors que c’est le seul moyen qu’il a trouvé pour prendre soin de son proche. Donc son rôle d’aidant a aussi des conséquences sur son propre avenir professionnel.

Ce n’est pas encore parfait, toute nouvelle mesure est bonne à prendre, mais aujourd’hui ce n’est pas encore suffisant par rapport à la problématique sociétale.

 

Quelles sont les solutions existantes pour les aidants ?

Il existe le financement de la perte d’autonomie avec l’Allocation Personnalisée d’Autonomie qui permet de financer des heures de service à la personne, comme le soutien via des auxiliaires de vie qui vont effectuer des tâches à domicile pour soulager le proche fragilisé ou l’aidant, le don de RTT, le congé de proche aidant, le baluchonnage… Ce sont des solutions qui vont pouvoir aider les aidants, mais ce n’est pas suffisant.

 

Pour ceux qui souhaiteraient s’occuper d’un proche, la solidarité nationale doit faire en sorte que ces personnes aient un statut avec des droits. Il existe un congé de maternité, pourquoi il n’y aurait pas un congé financé pour s’occuper de sa maman âgée.

 

Dans votre plaidoyer, vous parlez de « faire reconnaitre l’aidant comme un acteur du système de santé », pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Dans la stratégie de santé 2018/2022 le haut conseil de la santé publique a bien conscience du rôle central joué par les aidants, notamment au regard de l’avancée en âge de la population. Aujourd’hui, on a réussi à ce que les aidants soient clairement identifiés comme des acteurs incontournables de la prévention de la perte d’autonomie. On a la preuve aussi qu’ils sont au cœur du système de santé dans la perte d’autonomie, dans l’accompagnement du cancer ou d’un enfant en situation de handicap.

Ils représentent vraiment une clé de voute dans le parcours de soin du proche malade. S’il n’y a pas d’aidant pour être le chef d’orchestre, cela peut mettre en péril le parcours de santé du proche fragilisé. On sait que 80% des soins sont prodigués par les aidants. La CNSA les considère déjà comme des co-soignants. Ils jouent vraiment un rôle de pivot dans la relation patients/professionnels de santé et auprès de l’écosystème autour du proche fragilisé. Ce que l’on veut c’est qu’il y ait une totale reconnaissance du rôle de l’aidant avec un statut clair qui lui permet d’obtenir des droits. Souvent il met de côté sa carrière professionnelle et quand il arrive à la retraite il se retrouve sans rien du tout. Du temps où les femmes travaillaient à domicile il n’y avait pas de problème car elles s’occupaient de leur enfant en situation de handicap, de leur proche âgé, de celui qui tombait malade et il y avait cette solidarité familiale. Aujourd’hui elles travaillent à l’extérieur, elles prennent leur indépendance, donc on ne plus s’appuyer uniquement sur elles, il faut trouver des solutions pour palier cela. Pour celles et ceux qui souhaiteraient s’occuper d’un proche, la solidarité nationale doit en tenir compte et doit faire en sorte que ces personnes aient un statut avec des droits qui leur assurent un revenu ou une retraite minimum. Il existe un congé de maternité, pourquoi il n’y aurait pas un congé financé pour s’occuper de sa maman âgée. Notre pays est riche parce que des salariés maintenant retraités ont travaillé toute leur vie pour que ce pays soit riche. La moindre des choses c’est de les accompagner dans leur perte d’autonomie et de prendre en charge cela d’une manière ou d’une autre. Si une personne veut accompagner un proche c’est normal que cet investissement soit compensé.

 

Dans quelles mesures l’association Je t’aide intervient pour réduire l’épuisement des aidants ?

Notre démarche c’est vraiment de sensibiliser les aidants sur les situations les plus à risques et sur des actions de prévention pour éviter d’arriver à des situations d’épuisement ou de maladie. On fait de la prévention, on essaie d’alerter les consciences, on a déposé des préconisations au gouvernement.

On essaie de dire aux aidants « Pensez à votre propre vie, vous ne pouvez et ne devez pas la mettre de côté. » Mais s’ils arrêtent de travailler, comment font-ils pour subvenir à leurs besoins, pour manger, payer les factures, cotiser à la retraite… ?

Les missions principales du collectif Je t’aide sont d’agir en prévention au niveau des aidants, pour leur faire prendre conscience de leur rôle et des limites de ce rôle et d’agir aussi avec les pouvoirs publics pour leur faire comprendre qu’il faut mettre en place des solutions pour soutenir ces aidants sur le long terme.

 

 

En savoir plus

#1 La santé des aidants

#2 La vie professionnelle des aidants

Fiche pratique : Test, quel aidant êtes-vous ?

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Test : quel aidant êtes-vous ?

Accompagner votre proche fragilisé après un accident, un diagnostic, est une démarche logique pour vous. Vous ne comptez pas les heures passées à son chevet et ne songez pas à parler de votre situation, encore moins de vous en plaindre. Pourtant, le rôle d’aidant a un réel impact sur votre vie personnelle, professionnelle ou votre santé. A l’occasion de la Journée nationale des aidants le 6 octobre, Lili smart consacre son dossier du mois aux conséquences de l’accompagnement sur la vie des aidants.

Afin de vous aider à préserver votre santé, nous avons réalisé le questionnaire Quel aidant êtes-vous ?. Grâce à lui, évaluez l’impact de votre rôle d’aidant sur votre vie, votre degré d’épuisement et bénéficiez de conseils adaptés pour soulager votre quotidien.

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

#2 La vie professionnelle des aidants

Accompagner votre proche fragilisé après un accident, un diagnostic, est une démarche logique pour vous. Vous ne comptez pas les heures passées à son chevet et ne songez pas à parler de votre situation, encore moins de vous en plaindre. Pourtant, le rôle d’aidant a un réel impact sur votre vie personnelle, professionnelle ou votre santé. A l’occasion de la Journée nationale des aidants le 6 octobre, Lili smart consacre son dossier du mois aux conséquences de l’accompagnement sur la vie des aidants.

La vie professionnelle des aidants

Être aidant c’est donner du temps à un proche en perte d’autonomie. Mais cela signifie aussi devoir prendre ce temps sur sa vie personnelle, sociale, familiale et professionnelle.

En France, vous êtes 4.5 millions à concilier votre rôle d’aidant et votre activité professionnelle et l’aide que vous apportez n’est pas sans conséquence sur votre travail. En 2017, la fondation Médéric Alzheimer montrait que pour 64% des salariés aidants, l’aide apportée impactait sur leur vie professionnelle (difficultés à se concentrer, journée de travail raccourcie avec retard ou départ avant l’heure, baisse de performance avec prise de retard dans son travail). Les raisons de cet impact négatif sont bien identifiées, tout comme les solutions pour y remédier.

Par exemple, le principal souhait des aidants salariés interrogés par la fondation Médéric Alzheimer portait sur une meilleure information des aides disponibles. Ils évoquaient également l’envie d’une plus grande flexibilité des horaires, une volonté à avoir recours à des formations sur les pathologies de leurs proches et de participer à des groupes de parole organisés par l’entreprise.

Malgré cela, vous êtes nombreux à dire que votre activité professionnelle est essentielle à votre épanouissement et beaucoup le considère comme une source de répit.

Pour répondre à ce besoin d’être mieux informé, cet article va vous donner quelques conseils pour concilier au mieux votre statut d’aidant, votre potentielle fatigue et votre vie professionnelle.

Des aides ont été mises en place par l’Etat pour vous aider :

  • Le congé de proche aidant est un congé non rémunéré de 3 mois qui peut être demandé à son entreprise lorsque l’on remplit les conditions (2 ans d’ancienneté, lien avec le proche malade). Le salarié ne peut exercer aucune autre activité professionnelle pendant la durée du congé. Toutefois, il peut être employé par la personne aidée lorsque celle-ci perçoit l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH).
  • Le congé de solidarité familiale permet d’assister, sous conditions, un proche en fin de vie. Le congé est indemnisé, et peut être pris de manière continue ou fractionnée. Il peut aussi être transformé en période d’activité à temps partiel.
  • Le don de jours de repos à un collègue est un dispositif où les salariés peuvent renoncer anonymement à un nombre de congés de leur choix au bénéfice d’un collègue qui vient en aide à un proche en perte d’autonomie.

De votre côté, n’hésitez pas à en parler à votre direction. Saviez-vous qu’une étude a chiffré à 67% le nombre de salariés aidants qui ont pris des congés (10 jours en moyenne) non spécifiques aux aidants pour aller aider leurs proches ? Une des raisons évoquées était de ne pas vouloir que la direction sache qu’ils aidaient quelqu’un.

Vous vous dites sans doute que votre entreprise verra cette aide d’un mauvais œil et que cela rimera avec baisse de productivité et perte de confiance. Pas nécessairement !

Être aidant permet également de monter en compétence, vous devenez un super organisateur, un pro des multi-tâches, un as de la gestion de problèmes… Si vous êtes soutenu et que vous savez mettre en avant les bénéfices de l’aide que vous apportez, vous pouvez au contraire être encore plus performant.

Il est possible que votre entreprise ait mis en place des actions pour les personnes dans votre situation alors renseignez-vous. De grandes entreprises le font déjà. « Par exemple le groupe Casino a rajouté 200 jours aux jours donnés par des employés au plan de congés des aidants familiaux. 48 salariés ont pu bénéficier de ces journées en 2016. »  D’autres organisent des formations pour les aidants, des conférences ou des aménagements du temps de travail ponctuels.

Si votre entreprise n’a pas encore mis en place d’actions en faveur des aidants, voici quelques bénéfices à mettre en avant pour les inciter à le faire :

  • S’inscrit parfaitement dans les enjeux « responsabilité sociétal de l’entreprise »
    • Fidéliser les collaborateurs
    • Protéger les investissements humains de l’entreprise
    • Structurer le lien social et le dialogue social
    • Privilégier les valeurs humaines
  • Correspond à un besoin de fond des employés
  • Améliore l’image et la marque employeur de l’entreprise
  • Favorise le bien-être des collaborateurs
  • Augmente la concentration et la productivité
  • Réduit l’absentéisme

 

Pour concilier votre vie professionnelle et votre rôle d’aidant, des solutions technologiques existent ! Grâce à l’application Lili smart, organisez-vous plus facilement, seul ou avec d’autres aidants. Enregistrez les ordonnances de votre proche, planifiez les rendez-vous, listez des tâches et partagez-les, créez des conversations de groupe… Toutes les informations sont centralisées pour vous simplifier le quotidien. Assurez également le suivi de votre proche à son domicile et restez alerté en temps réel et à distance des situations à risque.

 

 

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#1 La santé des aidants

Fiche pratique : Test, quel aidant êtes-vous ?

Témoignage : Faire reconnaitre l’aidant comme acteur du système de santé

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Etre aidant, quelles conséquences sur votre vie ?

Accompagner votre proche fragilisé après un accident, un diagnostic, est une démarche logique pour vous. Vous ne comptez pas les heures passées à son chevet et ne songez pas à parler de votre situation, encore moins de vous en plaindre. Pourtant, le rôle d’aidant a un réel impact sur votre vie personnelle, professionnelle ou votre santé. A l’occasion de la Journée nationale des aidants le 6 octobre, Lili smart consacre son dossier du mois aux conséquences de l’accompagnement sur la vie des aidants.

DOSSIER

Sommaire

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Pauline, aide à domicile

En France, 8 personnes sur 10 préfèrent vivre chez elles plutôt qu’en établissement spécialisé, cependant leur maintien à domicile nécessite souvent de l’aide extérieure. Pauline Dumont, aide à domicile, nous parle de son quotidien auprès de ces dernières.
Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Pauline Dumont, j’exerce la profession d’aide à domicile depuis 10 ans et je suis actuellement une formation d’aide-soignante.

 

Qu’elles sont vos missions en tant qu’aide à domicile ?

Les missions consistent essentiellement en l’accompagnement au quotidien des personnes âgées ou handicapées pour l’entretien courant de la maison (linge, ménage, balades, activités/sorties, jeux à domicile), les courses, tout en sollicitant la personne âgée pour qu’elle soit à nos côtés. C’est aussi ça le but, c’est de les garder à nos côtés et de maintenir leur autonomie. On ne fait pas les choses à leur place mais ce n’est pas toujours évident, selon le degré d’autonomie certaines choses ne pourront pas être faites.

 

Qu’elles sont les difficultés auxquelles vous pouvez être confrontée dans votre activité ?

Le fait d’être seule à domicile en cas de situations d’urgence. Si la personne fait un malaise on se sent un peu seule quand même. On sait qu’il faut appeler les pompiers, on a appris les premiers secours, mais on est démunies, ça nous met dans un état de stress.

Et puis après ce sont les usagers, ça dépend lesquels mais certains ne reconnaissent pas notre rôle. Ils paient une partie de la prestation d’aide à domicile et parfois ils se permettent de dire des choses… « On est la femme de ménage ». Mais non, moi je les corrige : « on est aide à domicile ou auxiliaire de vie sociale ».

 

On vient dans leur sphère intime, c’est compliqué d’accepter quelqu’un, de se faire aider. Surtout si ce n’est pas le choix de l’usager.

 

Qu’elles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les aidés et leur famille ?

Au niveau de l’organisation des plannings. Ce ne sont pas toujours les mêmes salariés qui viennent, ni le même jour ou les mêmes horaires. C’est déstabilisant pour eux. On peut se dire qu’ils sont retraités et qu’ils ont le temps mais ils organisent aussi leur vie en fonction de leurs enfants, petits-enfants, ils ont des activités à l’extérieur…

Le fait de s’habituer à quelqu’un c’est aussi difficile. Il y a toujours une part de peur surtout pour la première intervention. On vient dans leur sphère intime, c’est compliqué d’accepter quelqu’un, de se faire aider. Surtout si ce n’est pas le choix de l’usager, si c’est sa famille qui a fait la demande. Ils ont du mal à déléguer alors qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas tout faire tout seul, mais ça leur renvoie l’image de dépendance.

 

Qu’elles astuces utilisez-vous pour vous organisez avec les autres professionnels à domicile et/ou avec les proches de l’aidé ?

On utilise un classeur de coordination avec une page dédiée pour mettre un mot à la famille ou à d’autres professionnels. Sinon on met une note sur le frigo. Il nous arrive aussi de prendre les devants pour prendre un rendez-vous chez le coiffeur ou autre. Parce la famille n’a pas le temps ou parce que la famille, il faut le dire, ne s’occupe pas trop de son proche.

 

Pourquoi avoir choisi ce métier ? Et vous orienter désormais vers aide-soignante ?

J’ai un BEP carrières sanitaires et sociales et un BAC sciences sanitaires et sociales, j’ai commencé à travailler à l’ADMR pour un job d’été et puis j’y suis restée. Ce qui m’a attirée c’est le lien avec l’usager, la famille, les notions de contact humain et de respect.

Je veux devenir aide-soignante parce que c’est un diplôme qui me permet d’exercer des soins plus techniques (toilette, prises des constantes…) et je voulais aussi quitter le domicile pour rejoindre une équipe pluridisciplinaire en établissement.

 

Qu’est-ce que Lili Smart pourrait vous apporter ?

Une organisation au niveau du travail !  Lili Smart nous permettrait d’améliorer la communication avec la famille et/ou l’usager et de gagner du temps ! Et puis de pouvoir tout centraliser. On sait qu’avec l’application on peut consulter toutes les informations, savoir ce qu’on a à faire pendant notre visite… C’est un vrai plus.

 

 

En savoir plus

#1 Les différents modes de financement des aides à domicile

#2 Comprendre le refus d’une aide à domicile

#3 Comment sécuriser son proche à domicile ?

Fiche pratique : Les aides financières pour le maintien à domicile

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Les aides financières pour le maintien à domicile

En France, 8 personnes sur 10 préfèrent vivre à domicile plutôt qu’en établissement spécialisé. Parmi elles, de nombreuses personnes en perte d’autonomie vivent seules chez elles et sont accompagnées par des aidants. Qu’elles soient touchées par une maladie neurodégénérative (Alzheimer, maladies apparentées, Parkinson…) ou d’autres déficiences cognitives (cérébrolésés, traumatisés crâniens…), leur maintien à domicile nécessite souvent de l’aide extérieure et/ou des aménagements techniques. Comment financer ce maintien au domicile ? Quelles sont les aides disponibles ? Découvrez-le dans notre dernière fiche pratique !

Favoriser le maintien à domicile de votre proche en perte d’autonomie n’est pas toujours aisé en termes d’organisation et de moyens financiers. Cet article est là pour vous éclairer sur deux aides de l’Etat disponibles :

  • La Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
  • L’allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)

 

La Prestation de Compensation du Handicap

La PCH est destinée aux personnes qui ont besoin d’une aide dans la réalisation des actes de la vie quotidienne du fait d’un handicap.

C’est une prestation universelle, à laquelle toutes les personnes handicapées remplissant les conditions d’éligibilité peuvent prétendre, quels que soient leurs revenus. Une fois bénéficiaires, les usagers continuent d’y prétendre jusqu’en fin de vie si nécessaire.

Elle peut prendre en charge en totalité ou en partie les dépenses liées au handicap.

Son attribution dépend du niveau de difficulté, de l’âge et du lieu de résidence (France). Pour la première demande, votre proche doit avoir moins de 60 ans sauf s’il remplit les conditions nécessaires pour la percevoir avant ou s’il exerce toujours une activité professionnelle.

C’est l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) qui évalue le degré de difficulté dans la réalisation des activités.

La PCH peut financer cinq types de prestations dont :

  • Les aides humaines : intervention d’une tierce personne, y compris de l’aidant familial, pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie quotidienne (toilette, habillage, alimentation, déplacements, surveillance…) dans la limite de 6h05 par jour.
  • Les aides techniques : équipements conçus et adaptés pour pallier le handicap, avec un plafond de 3 960 € maximum sur 3 ans.

 

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie

L’APA sert à financer les dépenses nécessaires pour permettre à votre proche de rester à son domicile. Pour y prétendre, votre proche doit être âgé d’au moins 60 ans, vivre en France de manière stable et avoir besoin d’aide pour accomplir les actes de la vie courante ou un avoir un état de santé nécessitant une surveillance constante.

Le critère de la perte d’autonomie est évalué à l’aide de la grille AGGIR qui définit plusieurs degrés d’autonomie ; du GIR 1, perte d’autonomie la plus forte au GIR 6, perte d’autonomie la plus faible. Seules les personnes relevant des GIR 1 à 4 peuvent percevoir l’APA.

Pour l’évaluation de ses besoins et l’élaboration d’un plan d’aide, un professionnel de l’équipe médico-sociale APA du département étudie la situation globale de votre proche dans le cadre d’une visite à son domicile. Il étudie son mode de vie, prend en compte les aides mises en place, l’implication de son entourage… Il peut également s’intéresser à ses proches aidants, qui peuvent avoir besoin d’information, de soutien ou d’être relayés.

Par la suite, le plan d’aide peut prévoir :

  • la rémunération d’une aide à domicile ou d’un accueillant familial,
  • des aides concernant le transport ou la livraison de repas,
  • des aides techniques et des mesures d’adaptation du logement,
  • de l’accueil temporaire.

L’APA ne couvre pas les soins médicaux ou paramédicaux qui sont pris en charge par l’assurance maladie.

L’attribution de l’APA est accordée par le département. Si votre proche remplit les conditions, il peut en bénéficier quels que soient ses revenus.  En revanche, le montant attribué dépend du niveau de revenus. Au-delà d’un certain niveau, une participation progressive pourra être laissée à sa charge.

Les plafonds peuvent être augmentés exceptionnellement en cas d’hospitalisation de leur aidant principal sous conditions ou lorsque ce dernier est épuisé et a besoin de répit. Cette majoration sert à financer une partie des solutions de relais comme un accueil temporaire ou la mise en place d’aides à domicile par exemple.

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

#3 Comment sécuriser son proche à domicile ?

En France, 8 personnes sur 10 préfèrent vivre à domicile plutôt qu’en établissement spécialisé. Parmi elles, de nombreuses personnes en perte d’autonomie vivent seules chez elles et sont accompagnées par des aidants. Qu’elles soient touchées par une maladie neurodégénérative (Alzheimer, maladies apparentées, Parkinson…) ou d’autres déficiences cognitives (lésions cérébrales, traumatismes crâniens…), leur maintien à domicile nécessite souvent de l’aide extérieure.

Comment sécuriser son proche à domicile ?

Assurer le maintien à domicile d’une personne fragilisée (Alzheimer, maladies apparentées, Parkinson, lésion cérébrale, accident de la voie publique…) est un défi de tous les jours. Même si cette dernière évolue dans un environnement familier, les troubles dont elle souffre peuvent avoir un impact sur sa sécurité, même dans un lieu familier tel que son domicile. Afin de palier à ces difficultés, vous trouverez quelques conseils.

 

Sécurisez ses déplacements

Une personne vivant depuis de nombreuses années à son domicile a établi ses petites habitudes. Elle est attachée à sa décoration, ses meubles… Ces éléments peuvent représenter un danger potentiel ou gêner sa mobilité. Cependant il n’est pas forcément utile de tout retirer ou de tout déplacer. Vous pourriez en effet perturber la routine de votre proche et provoquer du stress, voire de la colère. Cependant, revoir l’agencement des pièces et l’emplacement des meubles pourrait faciliter ses déplacements et éviter qu’il ne chute ou se blesse.

Votre attention devra porter sur les tapis qui augmentent beaucoup le risque de chute. Si votre proche, ne souhaite pas les retirer, stabilisez-les avec du scotch double face dans les coins afin d’éviter qu’ils se prennent les pieds dedans ou que le tapis glisse.

Vous devrez également vous assurer qu’il n’y a pas de câbles ou fils qui trainent. Le cas échéant, fixez-les au mur avec des cavaliers, raccourcissez les câbles ou déplacez les objets électriques.

Les objets aux sols tels que des plantes ou des bibelots devront être retirés ou mis dans des espaces larges et non dans les lieux de passages.

Enfin, l’éclairage est aussi un élément important. Moins il y aura de zones d’ombres dans le logement, plus il se déplacera avec aisance.

 

Prévenez les risques

Les accidents domestiques sont responsables d’une partie importante des hospitalisations des personnes âgées. Ils les fragilisent et augmentent les chances de ces dernières de récidiver. Pour éviter ces mésaventures du quotidien et d’autres risques (dénutrition, brûlures…), il existe des astuces simples.

Par exemple, si la personne que vous accompagnez a des troubles de l’attention ou de la mémoire et que celle-ci oublie une casserole sur la gazinière ou la laisse allumée, opter pour une cuisinière électrique peut être une bonne alternative.

Dans la cuisine ou les placards, la réorganisation des rangements peut être un bon élément de prévention. Privilégiez des rangements à la hauteur de votre proche pour y mettre les objets qu’il utilise quotidiennement ou régulièrement. Cela diminuera la possibilité qu’il ne se hisse et chute, ou bien qu’il ne se baisse trop pour les attraper.

 

Renforcez votre vigilance

Parce que les personnes âgées et/ou malades sont plus fragiles, il est important de veiller sur elles, notamment à deux périodes spécifiques de l’année : l’hiver et l’été.

En cas de grand froid, assurez-vous que votre proche dispose de tout ce qu’il faut (vêtements chauds…), que son logement est bien chauffé et bien isolé.

En période de grosses chaleurs ou de canicule, veillez à ce que la personne que vous accompagnez reste à son domicile aux horaires les plus risqués et qu’elle puisse se rafraichir (eau, ventilation…). Pour éviter la déshydratation, veillez à ce que votre proche boive régulièrement tout au long de la journée. Il est préférable que son domicile reste le plus au frais possible. Pour cela, gardez les volets fermés ou entre-ouverts. Si possible, essayez de lui faire adapter son alimentation en lui proposant des produits riches en eau (concombre, melon, pastèque, tomate…).

 

En complément de ces astuces, d’autres outils existent pour protéger votre proche, stimuler son autonomie à domicile et vous organiser autour de lui.

Grâce à ses algorithmes d’intelligence artificielle, Lili smart vous permet d’anticiper les risques en détectant les comportements inhabituels, à distance et en temps réel. Par exemple, collez un capteur sur la porte du réfrigérateur de votre proche. Celui-ci va dans un premier temps analyser ses ouvertures et déterminer une routine d’utilisation. Puis, lorsque votre proche utilise le réfrigérateur de manière inhabituelle (pendant la nuit, pas du tout de la journée, etc.), vous recevez une alerte sur votre application. Vous pouvez ainsi observer sa nutrition tout en surveillant l’évolution de son autonomie et intervenir en prévention, dès qu’un changement important apparait, avant l’arrivée d’un incident. Cela fonctionne également pour la médication ou pour les sorties du domicile et vous permet d’éviter des situations à risques.

Équipé d’une montre connectée, votre proche dispose d’une sécurité complémentaire à son domicile et à l’extérieur. En cas de sortie du domicile, le GPS s’active automatiquement et sans action de votre proche. Les aidants peuvent aussi, pour plus d’autonomie paramétrer dans leur application une zone de sécurité étendue au quartier de leur proche, là où il a ses habitudes. En cas de sortie de votre proche des zones pré paramétrées, vous recevrez instantanément une alerte sur votre téléphone et pourrez le géolocaliser. Dotée d’un capteur accéléromètre, la montre détecte également les chutes et vous alerte en temps réel.

Avec l’application Lili smart, envoyez des rappels sur la montre de votre proche pour lui indiquer ce qu’il a à faire dans la journée (prendre ses repas, ses médicaments, son verre d’eau). Ceux-ci s’afficheront sous la forme de pictogrammes avec vibrations et l’aideront au quotidien s’il fait potentiellement face à des troubles de la mémoire. La montre Lili smart est donc à la fois une solution innovante de téléassistance nouvelle génération mais aussi et surtout un compagnon d’aide à l’autonomie qui aide les personnes en perte d’autonomie à rester à domicile le plus longtemps possible.

Seul ou avec d’autres aidants, vous avez du mal à vous organiser autour de votre proche ? Avec l’application Lili smart, enregistrez les ordonnances, planifiez les rendez-vous, listez des tâches et partagez-les, créez des conversations de groupe… Toutes les informations sont centralisées pour vous simplifier le quotidien.

Grâce à ces fonctionnalités variées, Lili smart vous assiste jour après jour et vous permet de vous concentrer sur l’essentiel : les moments passés avec votre proche.

 

 

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#1 Les différents modes de financement des aides à domicile

#2 Comprendre le refus d’une aide à domicile

Fiche pratique : Les aides financières pour le maintien à domicile

Témoignage : Pauline, aide à domicile

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

#2 Comprendre le refus d’une aide à domicile

En France, 8 personnes sur 10 préfèrent vivre à domicile plutôt qu’en établissement spécialisé. Parmi elles, de nombreuses personnes en perte d’autonomie vivent seules chez elles et sont accompagnées par des aidants. Qu’elles soient touchées par une maladie neurodégénérative (Alzheimer, maladies apparentées, Parkinson…) ou d’autres déficiences cognitives (lésions cérébrales, traumatismes crâniens…), leur maintien à domicile nécessite souvent de l’aide extérieure.

Comprendre le refus d’une aide à domicile

Malgré le fait que la majorité des personnes en perte d’autonomie souhaite continuer à vivre chez elle, l’acceptation des aides indispensables à ce maintien à domicile ne va pas de soi. Le refus d’aide est une problématique majeure pour les aidants professionnels et naturels qui ont de grandes difficultés à gérer cette situation compliquée, respecter les volontés de la personne aidée tout en veillant à sa sécurité. Cela renvoie à des questions éthiques et soulève de nombreuses questions : quelles sont les causes de ce refus ? Comment réagir ? Quel est le bon positionnement ?

 

Dans un premier temps, réussir à identifier les causes de refus d’aide à domicile permettra de mieux comprendre les motivations de la personne en perte d’autonomie. Les causes peuvent être diverses et multiples. Les plus fréquentes sont :

  • Le déni de la maladie et/ou de la perte d’autonomie : afin d’accepter de l’aide, il faut avoir conscience de sa diminution. Il est fréquent que les personnes dans ce cas mettent en place des mécanismes de défense psychologiques inconscients afin de ne pas « voir » la réalité. Dans le cas de maladies types Alzheimer, accidents vasculaires cérébraux ou encore traumatismes crâniens… on retrouve également l’anosognosie, c’est-à-dire la non conscience de sa condition. Cela est dû à des lésions localisées dans certaines aires cérébrales.
  • La présence de troubles du comportement : les maladies entrainant des troubles cognitifs de type mémoire, raisonnement, jugement et certaines maladies psychiatriques peuvent être accompagnées de troubles du comportement : irritabilité, agressivité… qui peuvent également conduire à un refus de ce qui leur est proposé.
  • La volonté de toujours exister : perdre son autonomie est une rupture radicale et définitive avec sa vie d’avant. De nombreuses personnes se sentent alors comme dépossédées, ont le sentiment de perdre la maitrise de leur vie et qu’on leur retire leur légitimité à évaluer leurs besoins. De plus, il n’est pas toujours facile d’accepter qu’une personne s’immisce dans son intimité.
  • La crainte financière : les personnes ne connaissent pas forcément leurs droits. Cette méconnaissance peut faire peur. Tant sur le plan financier, que sur la confidentialité et le respect de la vie privée.
  • La culture : les aides ne sont pas acceptées de la même manière en fonction des religions, des coutumes et de la culture.

 

Quelle que soit la cause de ce refus, il faut bien garder à l’esprit que l’acceptation de la perte d’autonomie est un deuil. Le processus de deuil se fait en 5 étapes qui sont :

  • Le déni, l’anxiété : Il s’agit d’un refus inconscient de croire en la réalité. Cela sert à faire face à un état de choc et digérer l’information blessante. Durant cette phase, il ne sert à rien d’essayer de lui faire voir la réalité, qui nous parait pourtant évidente. Il faut écouter la personne, ne pas critiquer sa vision et discuter avec elle. Cette phase passera naturellement au fil des jours.
  • La colère : Elle permet de trouver un coupable, de décharger son agressivité afin de canaliser toute l’angoisse liée à la perte. Lorsque la colère est là, c’est que la personne avance dans son processus de deuil. Comme avant, la meilleure solution est de laisser la personne s’exprimer, dans un cadre adapté afin de la canaliser. La colère n’est pas toujours basée sur des éléments rationnels, il ne faut pas donc pas se vexer des propos émis.
  • Le marchandage : La personne rentre en négociation et passe en revue toutes les solutions possibles, réalistes ou non. Cette étape lui sert à tenter de retrouver la maitrise des événements et ôter se sentiment d’impuissance.
  • La dépression : La personne est triste, a des changements de comportements (sommeil, appétit), se renferme sur elle-même. A ce moment, il faut être présent sans trop essayé de combattre cette dépression en rationalisant les faits. C’est une étape essentielle dans le processus de deuil.
  • L’acceptation : La personne finit par accepter la situation et à l’intégrer psychologiquement avec une charge émotionnelle qu’elle peut gérer. C’est à ce moment que les aides à domicile seront le mieux accueillies.

 

Comme nous venons de le voir, la personne en perte d’autonomie devra nécessairement passer par ces étapes afin d’accepter d’être aidée. Il est important de lui laisser le temps de passer par toutes ces phases, plus ou moins longues selon les individus et la situation.

Afin de favoriser une bonne acceptance des aides. Les conseils que nous pouvons vous donner sont :

  • Soyez à l’écoute de leurs souhaits pendant ces moments,
  • Exprimez-leur vos craintes,
  • Tenez-les au courant des avancées,
  • Mettez en avant les situations où ils se sont mis en danger afin qu’ils comprennent votre démarche,
  • Proposez un essai,
  • Mettez en avant tous les avantages à avoir une aide à domicile,
  • Et surtout, prenez le temps d’écouter leurs désiratas. Les aides à domicile devront s’adapter à leurs habitudes de vie et non l’inverse.

Le fait de discuter, d’avoir le sentiment d’être toujours acteur de sa vie, les rassurera et ouvrira le dialogue. Le dialogue est indispensable dans le processus d’acceptation des aides.

Lorsque les aides à domicile seront mises en place, vous pourrez exprimer des besoins de communication et d’organisation, aussi bien avec les aidants familiaux, qu’avec les aidants professionnels.

Avec Lili Smart, enregistrez les ordonnances, programmez des rappels, planifiez les rendez-vous, listez des tâches et partagez-les, créez des conversations de groupe via la messagerie instantanée… Toutes les informations sont centralisées pour simplifier votre quotidien et celui de ceux qui prennent soin de votre proche.

 

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#1 Les différents modes de financement des aides à domicile

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Fiche pratique : Les aides financières pour le maintien à domicile

Témoignage : Pauline, aide à domicile

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

#1 Les différents modes de financement des aides à domicile

En France, 8 personnes sur 10 préfèrent vivre à domicile plutôt qu’en établissement spécialisé. Parmi elles, de nombreuses personnes en perte d’autonomie vivent seules chez elles et sont accompagnées par des aidants. Qu’elles soient touchées par une maladie neurodégénérative (Alzheimer, maladies apparentées, Parkinson…) ou d’autres déficiences cognitives (lésions cérébrales, traumatismes crâniens…), leur maintien à domicile nécessite souvent de l’aide extérieure.

Les différents modes de financement des aides à domicile

Votre proche a besoin de faire appel à une aide à domicile. Trois possibilités d’embauche s’offrent à lui : employer directement un intervenant, avoir recours à un organisme prestataire de services à la personne ou faire appel à un organisme mandataire. Auquel recourir ? Quelles sont les différences entre ces offres ? Quels avantages et inconvénients ?

Cet article va vous aider à y voir plus clair afin de choisir la formule adaptée qui conviendra le mieux à votre proche et à vous-même.

 

L’emploi direct

Votre proche peut embaucher directement un salarié. En qualité d’employeur, il devra respecter les formalités d’embauche (contrat de travail, calcul et déclaration des cotisations sociales…). Si votre proche a un besoin quotidien impératif d’aide à domicile, ce mode de service n’est pas conseillé.

Avantages :

  • C’est le mode le plus avantageux financièrement car il n’y a pas d’intermédiaire entre l’employeur et l’intervenant.
  • La continuité du service est garantie grâce à un intervenant unique qui viendra aider votre proche. Ce dernier pourra bénéficier de repères et d’une intervention personnalisée.
  • Les démarches complexes peuvent être simplifiées par l’emploi du CESU. C’est une offre de simplification du réseau des Urssaf, réservée aux particuliers employeurs. Elle permet de déclarer plus facilement le personnel employé à domicile et de bénéficier des avantages liés à cet emploi.
  • Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôts égal à 50% des dépenses annuelles d’aide à domicile.
  • La rémunération d’une aide à domicile peut être exonérée des cotisations patronales de Sécurité sociale maladie, vieillesse et d’allocations familiales sous conditions (âge, Titulaire APA, PCH…).

Inconvénients :

  • Des coûts supplémentaires peuvent rapidement s’ajouter. L’employé doit être payé même lorsqu’il est absent (congés, arrêt maladie), des démarches complexes sont à effectuer en cas d’accident du travail, de congé maternité ou de licenciement…
  • Si l’aide à votre proche est indispensable, il faudra employer une autre personne pendant les congés de son employé, à qui il faudra également verser un salaire.
  • Si votre proche décède, ses héritiers continuent à verser le salaire à l’intervenant pendant la durée du préavis de licenciement.

 

Le service prestataire

Vous pouvez recourir à un organisme prestataire de services à la personne. Dans cette formule, c’est l’organisme qui est employeur. Il facture à votre proche les prestations qui sont effectuées par ses propres salariés et s’occupe de toutes les formalités administratives.

Avantages :

  • C’est le mode d’intervention le plus simple.
  • Votre proche n’est plus employeur mais client d’une prestation. Vous n’avez donc aucune responsabilité administrative et il lui suffira uniquement de régler la facture correspondant aux prestations.
  • Seules les heures réalisées sont facturées. Si votre proche est hospitalisé ou part en vacances, la prestation ne sera pas réalisée et donc pas facturée.
  • La non-interruption du service est assurée par le service prestataire qui doit remplacer les intervenants en cas de congés payés ou de maladie.
  • Il bénéficiera de 50 % de réduction ou crédit d’impôt sur le revenu, sur les sommes versées au titre des services à la personne.

Inconvénients :

  • Les coûts du service prestataire sont plus élevés que ceux des deux autres modes d’intervention (service mandataire et emploi direct).
  • Le service d’aide ne peut pas garantir de proposer toujours le même intervenant. Même si, en règle générale, l’organisme fait en sorte qu’il soit toujours le même, l’aide à domicile peut changer en cas d’absence, de congés, de démissions…

 

Le service mandataire

C’est une formule intermédiaire entre l’emploi direct et le recours à un service prestataire. Vous pouvez faire appel à un organisme mandataire de services à la personne. Vous conservez le statut d’employeur mais l’organisme s’occupe du recrutement et de la gestion administrative du salarié.

Avantages :

  • La continuité du service est garantie grâce à un intervenant unique qui viendra aider votre proche. Ce dernier pourra bénéficier de repères et d’une intervention personnalisée.
  • En cas d’absence de l’aide à domicile, le service s’engage généralement à vous proposer une autre aide à domicile. Vous n’avez donc pas besoin de chercher un remplaçant.
  • Vous aurez moins de tâches administratives à accomplir que dans le cadre de l’emploi direct. Votre proche restera l’employeur de l’aide à domicile mais délèguera un certain nombre d’obligations administratives et légales : rédaction du contrat de travail, établissement de la fiche de paie, déclaration à l’URSSAF…
  • Cet organisme va s’occuper du recrutement de l’intervenant, de sa déclaration auprès de l’URSSAF, du calcul des paies…
  • Il bénéficiera de 50 % de réduction ou crédit d’impôt sur le revenu, sur les sommes versées au titre des services à la personne.

Inconvénients :

  • Les coûts du service mandataire sont payants mais moins onéreux que pour le service prestataire.
  • Votre proche reste juridiquement responsable en tant qu’employeur.
  • De la même façon que pour l’emploi direct, des coûts supplémentaires peuvent aussi s’ajouter : paiement du salaire en cas d’absence de la personne accompagnée, versement des indemnités à la charge de l’employeur en cas de licenciement et en cas de décès de la personne bénéficiaire, versement par les héritiers du salaire de l’aide à domicile pendant la durée du préavis de licenciement.

Il est très important de considérer les différentes alternatives afin de choisir celle qui sera la mieux adaptée à votre situation et vos besoins.

Pour la suite, en ce qui concerne l’organisation des différents aidants, aussi bien familiaux que professionnels, il existe également des solutions et outils.

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Témoignage : Pauline, aide à domicile

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Le maintien à domicile

En France, 8 personnes sur 10 préfèrent vivre à domicile plutôt qu’en établissement spécialisé. Parmi elles, de nombreuses personnes en perte d’autonomie vivent seules chez elles et sont accompagnées par des aidants. Qu’elles soient touchées par une maladie neurodégénérative (Alzheimer, maladies apparentées, Parkinson…) ou d’autres déficiences cognitives (lésions cérébrales, traumatismes crâniens…), leur maintien à domicile nécessite souvent de l’aide extérieure.
DOSSIER

Sommaire

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.