#2 Qu’est-ce que les fonctions exécutives ?

En Europe, 1 personne sur 8 est concernée par les maladies neurologiques. Difficiles à appréhender, elles affectent les fonctions cognitives du malade, créant des troubles, et sont elles-mêmes classées en 3 grandes catégories : mnésiques (mémoire), exécutives et instrumentales. Quels sont les troubles cognitifs ? Comment se manifestent-ils ? Comment les gérer ? Découvrez les réponses dans le dossier du mois de novembre.

Qu'est-ce que les fonctions exécutives ?

Les fonctions exécutives correspondent aux capacités nécessaires à une personne pour s’adapter à des situations nouvelles pour lesquelles il n’existe pas de solution toute faite.

Par exemple, vous êtes en train de conduire et un animal traverse la route.

Vous allez devoir analyser la situation et trouver la solution la plus adaptée. Dans ce cas, regarder d’où provient l’animal, regarder devant s’il n’y a pas un obstacle, regarder dans le rétroviseur et freiner ou contourner l’animal.

Dans cet exemple, vous avez utilisé à différents niveaux vos fonctions exécutives. Voici les principales.

 

L’inhibition

C’est la capacité à réussir à arrêter une action automatique, à arrêter une action déjà en cours ou à écarter les informations secondaires pour se centrer sur ce qui est important. En clair, c’est l’aptitude à ne pas agir sur le coup de l’impulsion et la capacité à interrompre volontairement son comportement au moment opportun. Dans notre exemple, vous allez devoir arrêter d’appuyer sur la pédale d’accélération et changer l’orientation de votre regard pour analyser la situation avant de piler.

En cas d’atteinte, la personne aura du mal à s’empêcher de faire des actions inappropriées. Elle pourra dire TOUT ce qu’elle pense, aura des difficultés à refréner ses envies, agira avant de réfléchir ou pourra couper la parole. On le voit souvent en tant que trouble du comportement chez les personnes qui agissent de manière décalée par rapport aux codes de la société.

Conseils : Afin de limiter l’expression de ce trouble, mieux vaut éviter les situations qui pourraient être gênantes, essayer de détourner son attention quand vous sentez que cela pourrait déraper, expliquer son trouble aux autres quand il n’est pas présent. Surtout, il est nécessaire de garder à l’esprit que ses actions ne sont pas volontaires et sont l’expression d’un trouble.

 

La flexibilité mentale

C’est la capacité de passer d’un comportement à un autre en fonction de la situation.  En clair, c’est l’aptitude à passer d’une tâche à une autre sans trop de difficultés. Dans notre exemple, vous allez devoir changer votre action d’appuyer sur la pédale d’accélération et aller sur celle du frein.

En cas d’atteinte, la personne aura des difficultés à passer à autre chose et persévérera. Elle pourra reproduire son erreur de nombreuses fois, aura des difficultés à changer d’activités, à suivre une conversation avec plusieurs interlocuteurs ou à jongler entre différentes activités.

Conseils : Afin de limiter l’expression de ce trouble, signalez clairement les changements d’activités et laissez-lui un temps d’adaptation en début d’activité en n’hésitant pas de rappeler la tâche à faire. A chaque changement vérifiez que vous avez toute son attention et qu’il vous regarde. Enfin, privilégiez les routines qui éviterons les mises en échec.

 

L’attention

L’attention divisée est la capacité à être attentif à au moins deux activités en même temps. En clair, c’est l’aptitude à faire plusieurs choses à la fois. Dans notre exemple, vous pouvez agir sur la voiture tout en faisant attention à ce qui se passe à l’extérieur de la voiture.

L’attention soutenue intervient quand nous devons maintenir notre attention sur une longue durée et de manière continue. Dans notre exemple, vous étiez bien concentré sur la route depuis que vous aviez pris le volant sinon vous n’auriez pas vu passer l’animal.

En cas d’atteinte, la personne pourra être ralentie, fatiguée, très distractible et en difficulté pour faire plusieurs choses à la fois. Elle pourra également avoir des difficultés qui ressemblent à des problèmes de mémoire. Etant donné qu’elle n’arrive pas à se concentrer, quand vous parlez ou lorsqu’elle vit la chose, elle ne peut pas enregistrer l’information.

Conseils : Afin de limiter l’expression de ce trouble, laissez la personne aller à son rythme sans lui imposer le vôtre, elle ne sera pas en capacités de vous suivre même avec de la bonne volonté. N’hésitez pas à la recentrer sur la tâche si vous voyez qu’elle a décroché, privilégiez les activités à temps courts avec des pauses fréquentes et enfin évitez les situations de double tâche comme lui parler alors que la télévision est allumée en fond.

 

Votre proche vit loin de vous et vous ne savez pas comment gérer ses troubles de la mémoire ou attentionnels ? Il existe des solutions pour vous donner un petit coup de pouce !

Composé d’une application pour aidants, d’une montre connectée pour la personne fragilisée et de capteurs pour son domicile, Lili smart est un service d’assistance qui vous permet de stimuler l’autonomie de votre proche et d’être rassuré. Grâce à l’application Lili smart, envoyez des rappels sur la montre de votre proche pour lui indiquer ce qu’il a à faire dans la journée (prendre ses repas, ses médicaments, son verre d’eau). Ceux-ci s’afficheront sous la forme de pictogrammes avec vibrations et l’aideront jour après jour.

Grâce aux capteurs autonomes et discrets au domicile de votre proche, soyez informé si un événement inhabituel se produit, si un changement de comportement est détecté.

Grâce à ces fonctionnalités variées, Lili smart vous assiste jour après jour et vous permet de vous concentrer sur l’essentiel : les moments passés avec votre proche.

 

 

En savoir plus

#1 Quels sont les différents types de mémoire ?

Fiche pratique : Comment gérer les troubles attentionnels ?

Témoignage : Floriane, neuropsychologue à la consultation mémoire de l’Hôpital des Charpennes

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.