#1 Quels sont les différents types de mémoire ?

En Europe, 1 personne sur 8 est concernée par les maladies neurologiques. Difficiles à appréhender, elles affectent les fonctions cognitives du malade, créant des troubles, et sont elles-mêmes classées en 3 grandes catégories : mnésiques (mémoire), exécutives et instrumentales. Quels sont les troubles cognitifs ? Comment se manifestent-ils ? Comment les gérer ? Découvrez les réponses dans le dossier du mois de novembre.

Quels sont les différents types de mémoire ?

Les troubles de la mémoire sont très fréquents et nous les retrouvons dans plusieurs maladies telles que la maladie d’Alzheimer, la démence vasculaire, le syndrome de Korsakoff ou encore les accidents vasculaires cérébraux (AVC), ils constituent même le principal trouble. Ces problèmes de mémoire impactent l’autonomie de la personne malade.

La mémoire peut être classée de différentes manières : mémoire à long terme, mémoire à court terme, mémoire autobiographique, mémoire sémantique… Derrière ces termes complexes se cachent des processus de mémoire que nous utilisons tous les jours avec facilité sans nous en rendre compte.

Voici trois types de mémoire qui reprennent les grands éléments des fonctions cognitives.

 

La mémoire épisodique

C’est la mémoire des souvenirs vécus, c’est grâce à elle que l’on se souvient des événements vécus avec leur contexte. C’est la mémoire la plus fréquemment touchée. Elle permet de se souvenir et de prendre conscience des événements qui ont été personnellement vécus dans un contexte spatial et temporel particulier. Par exemple, lorsque l’on vous demande ce que vous avez mangé hier soir, vous vous en souvenez en visualisant votre assiette, votre plat, un ressenti ou encore l’endroit où vous étiez.

Dans cette mémoire, on retrouve 3 processus :

  • L’encodage : c’est le moment où l’évènement est enregistré et transformé en une trace mnésique.
  • La récupération : c’est le moment où on a accès à la bonne trace mnésique. C’est la recherche mentale qui permet de ramener un souvenir à la conscience.
  • Le stockage : c’est le rangement de cette trace mnésique. C’est l’endroit où sont stockées toutes les informations à plus ou moins long terme.

En cas d’atteinte, les personnes ne se souviennent plus ce qu’on leur a dit, ce qu’elles ont fait, lu, vu, où elles ont été, qui elles ont vu… Il est fréquent qu’elles se souviennent bien de ce qu’elles ont vécu il y a longtemps mais pas de ce qu’elles ont fait le matin même.

Conseils : L’apport d’aides externes type agenda, cahier, rappels est précieux dans ce cas. Lorsque la mémoire épisodique est touchée, il faut essayer de contourner le trouble en s’appuyant sur les capacités préservées plutôt que d’essayer de faire travailler ce qui est perdu. Les routines sont également un excellent moyen d’éviter les oublis.

 

La mémoire sémantique

C’est la mémoire des mots, c’est grâce à elle que l’on connait le sens des mots mais on ne se souvient plus du contexte d’apprentissage. Par exemple, on sait tous que Paris est la capitale de la France mais personne ne sait où il l’a appris. La mémoire sémantique est essentielle pour la communication.

En cas d’atteinte, la personne ne comprend plus toujours ce qu’on lui dit, peut employer des mots pour des autres et privilégiera des mots type « machin, bidule, truc ». Par exemple, elle ne saura plus ce qu’est un éléphant mais le reconnaitra sans le nommer en le voyant ou verra de quoi vous parlez si vous expliquez que c’est un gros animal avec une trompe.

Conseils : Illustrez vos propos avec des images, en les mettant en scène ou avec des gestes. N’hésitez pas à demander à votre proche d’expliquer ses propos pour être sûr que vous l’avez bien compris et surtout n’insistez pas si vous voyez qu’il s’énerve ou que cela l’affecte.

 

La mémoire procédurale

C’est la mémoire des gestes, c’est grâce à elle que l’on acquiert nos compétences motrices. Il s’agit d’actes courants (faire ses lacets, écrire…) que nous faisons désormais de manière automatique sans avoir besoin de réfléchir ou de se concentrer. Par exemple, elle est impliquée quand nous faisons du vélo, conduisons ou jouons d’un instrument de musique.

Cette mémoire est très résistante au temps et à la maladie, elle est ce qu’on appelle « implicite » c’est-à-dire inconsciente.

Conseils : Pour l’optimiser, la répétition sera votre meilleur allié. Cela permettra d’ancrer la procédure et de vous perfectionner dans sa réalisation. Essayez-vous-même, vous verrez que si vous faites une tâche comme taper sur un clavier, vos progrès seront importants et que vous taperez vite sans vous en rendre compte à force de répétitions.

 

Votre proche vit loin de vous et vous ne savez pas comment gérer ses troubles de la mémoire ? Il existe des solutions pour vous donner un petit coup de pouce !

Composé d’une application pour aidants et d’une montre connectée pour la personne fragilisée, Lili smart est un service d’assistance qui vous permet de stimuler l’autonomie de votre proche. Grâce à l’application Lili smart, envoyez des rappels sur la montre de votre proche pour lui indiquer ce qu’il a à faire dans la journée (prendre ses repas, ses médicaments, son verre d’eau). Ceux-ci s’afficheront sous la forme de pictogrammes avec vibrations et l’aideront jour après jour. La montre Lili smart est donc à la fois une solution innovante de téléassistance nouvelle génération mais aussi et surtout un compagnon d’aide à l’autonomie qui aide les personnes en perte d’autonomie à rester à domicile le plus longtemps possible.

 

 

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Fiche pratique : Comment gérer les troubles attentionnels ?

Témoignage : Floriane, neuropsychologue à la consultation mémoire de l’Hôpital des Charpennes

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.