#2 La vie professionnelle des aidants

Accompagner votre proche fragilisé après un accident, un diagnostic, est une démarche logique pour vous. Vous ne comptez pas les heures passées à son chevet et ne songez pas à parler de votre situation, encore moins de vous en plaindre. Pourtant, le rôle d’aidant a un réel impact sur votre vie personnelle, professionnelle ou votre santé. A l’occasion de la Journée nationale des aidants le 6 octobre, Lili smart consacre son dossier du mois aux conséquences de l’accompagnement sur la vie des aidants.

La vie professionnelle des aidants

Être aidant c’est donner du temps à un proche en perte d’autonomie. Mais cela signifie aussi devoir prendre ce temps sur sa vie personnelle, sociale, familiale et professionnelle.

En France, vous êtes 4.5 millions à concilier votre rôle d’aidant et votre activité professionnelle et l’aide que vous apportez n’est pas sans conséquence sur votre travail. En 2017, la fondation Médéric Alzheimer montrait que pour 64% des salariés aidants, l’aide apportée impactait sur leur vie professionnelle (difficultés à se concentrer, journée de travail raccourcie avec retard ou départ avant l’heure, baisse de performance avec prise de retard dans son travail). Les raisons de cet impact négatif sont bien identifiées, tout comme les solutions pour y remédier.

Par exemple, le principal souhait des aidants salariés interrogés par la fondation Médéric Alzheimer portait sur une meilleure information des aides disponibles. Ils évoquaient également l’envie d’une plus grande flexibilité des horaires, une volonté à avoir recours à des formations sur les pathologies de leurs proches et de participer à des groupes de parole organisés par l’entreprise.

Malgré cela, vous êtes nombreux à dire que votre activité professionnelle est essentielle à votre épanouissement et beaucoup le considère comme une source de répit.

Pour répondre à ce besoin d’être mieux informé, cet article va vous donner quelques conseils pour concilier au mieux votre statut d’aidant, votre potentielle fatigue et votre vie professionnelle.

Des aides ont été mises en place par l’Etat pour vous aider :

  • Le congé de proche aidant est un congé non rémunéré de 3 mois qui peut être demandé à son entreprise lorsque l’on remplit les conditions (2 ans d’ancienneté, lien avec le proche malade). Le salarié ne peut exercer aucune autre activité professionnelle pendant la durée du congé. Toutefois, il peut être employé par la personne aidée lorsque celle-ci perçoit l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH).
  • Le congé de solidarité familiale permet d’assister, sous conditions, un proche en fin de vie. Le congé est indemnisé, et peut être pris de manière continue ou fractionnée. Il peut aussi être transformé en période d’activité à temps partiel.
  • Le don de jours de repos à un collègue est un dispositif où les salariés peuvent renoncer anonymement à un nombre de congés de leur choix au bénéfice d’un collègue qui vient en aide à un proche en perte d’autonomie.

De votre côté, n’hésitez pas à en parler à votre direction. Saviez-vous qu’une étude a chiffré à 67% le nombre de salariés aidants qui ont pris des congés (10 jours en moyenne) non spécifiques aux aidants pour aller aider leurs proches ? Une des raisons évoquées était de ne pas vouloir que la direction sache qu’ils aidaient quelqu’un.

Vous vous dites sans doute que votre entreprise verra cette aide d’un mauvais œil et que cela rimera avec baisse de productivité et perte de confiance. Pas nécessairement !

Être aidant permet également de monter en compétence, vous devenez un super organisateur, un pro des multi-tâches, un as de la gestion de problèmes… Si vous êtes soutenu et que vous savez mettre en avant les bénéfices de l’aide que vous apportez, vous pouvez au contraire être encore plus performant.

Il est possible que votre entreprise ait mis en place des actions pour les personnes dans votre situation alors renseignez-vous. De grandes entreprises le font déjà. « Par exemple le groupe Casino a rajouté 200 jours aux jours donnés par des employés au plan de congés des aidants familiaux. 48 salariés ont pu bénéficier de ces journées en 2016. »  D’autres organisent des formations pour les aidants, des conférences ou des aménagements du temps de travail ponctuels.

Si votre entreprise n’a pas encore mis en place d’actions en faveur des aidants, voici quelques bénéfices à mettre en avant pour les inciter à le faire :

  • S’inscrit parfaitement dans les enjeux « responsabilité sociétal de l’entreprise »
    • Fidéliser les collaborateurs
    • Protéger les investissements humains de l’entreprise
    • Structurer le lien social et le dialogue social
    • Privilégier les valeurs humaines
  • Correspond à un besoin de fond des employés
  • Améliore l’image et la marque employeur de l’entreprise
  • Favorise le bien-être des collaborateurs
  • Augmente la concentration et la productivité
  • Réduit l’absentéisme

 

Pour concilier votre vie professionnelle et votre rôle d’aidant, des solutions technologiques existent ! Grâce à l’application Lili smart, organisez-vous plus facilement, seul ou avec d’autres aidants. Enregistrez les ordonnances de votre proche, planifiez les rendez-vous, listez des tâches et partagez-les, créez des conversations de groupe… Toutes les informations sont centralisées pour vous simplifier le quotidien. Assurez également le suivi de votre proche à son domicile et restez alerté en temps réel et à distance des situations à risque.

 

 

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Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.