Pauline, aide à domicile

En France, 8 personnes sur 10 préfèrent vivre chez elles plutôt qu’en établissement spécialisé, cependant leur maintien à domicile nécessite souvent de l’aide extérieure. Pauline Dumont, aide à domicile, nous parle de son quotidien auprès de ces dernières.
Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Pauline Dumont, j’exerce la profession d’aide à domicile depuis 10 ans et je suis actuellement une formation d’aide-soignante.

 

Qu’elles sont vos missions en tant qu’aide à domicile ?

Les missions consistent essentiellement en l’accompagnement au quotidien des personnes âgées ou handicapées pour l’entretien courant de la maison (linge, ménage, balades, activités/sorties, jeux à domicile), les courses, tout en sollicitant la personne âgée pour qu’elle soit à nos côtés. C’est aussi ça le but, c’est de les garder à nos côtés et de maintenir leur autonomie. On ne fait pas les choses à leur place mais ce n’est pas toujours évident, selon le degré d’autonomie certaines choses ne pourront pas être faites.

 

Qu’elles sont les difficultés auxquelles vous pouvez être confrontée dans votre activité ?

Le fait d’être seule à domicile en cas de situations d’urgence. Si la personne fait un malaise on se sent un peu seule quand même. On sait qu’il faut appeler les pompiers, on a appris les premiers secours, mais on est démunies, ça nous met dans un état de stress.

Et puis après ce sont les usagers, ça dépend lesquels mais certains ne reconnaissent pas notre rôle. Ils paient une partie de la prestation d’aide à domicile et parfois ils se permettent de dire des choses… « On est la femme de ménage ». Mais non, moi je les corrige : « on est aide à domicile ou auxiliaire de vie sociale ».

 

On vient dans leur sphère intime, c’est compliqué d’accepter quelqu’un, de se faire aider. Surtout si ce n’est pas le choix de l’usager.

 

Qu’elles sont les difficultés auxquelles sont confrontés les aidés et leur famille ?

Au niveau de l’organisation des plannings. Ce ne sont pas toujours les mêmes salariés qui viennent, ni le même jour ou les mêmes horaires. C’est déstabilisant pour eux. On peut se dire qu’ils sont retraités et qu’ils ont le temps mais ils organisent aussi leur vie en fonction de leurs enfants, petits-enfants, ils ont des activités à l’extérieur…

Le fait de s’habituer à quelqu’un c’est aussi difficile. Il y a toujours une part de peur surtout pour la première intervention. On vient dans leur sphère intime, c’est compliqué d’accepter quelqu’un, de se faire aider. Surtout si ce n’est pas le choix de l’usager, si c’est sa famille qui a fait la demande. Ils ont du mal à déléguer alors qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas tout faire tout seul, mais ça leur renvoie l’image de dépendance.

 

Qu’elles astuces utilisez-vous pour vous organisez avec les autres professionnels à domicile et/ou avec les proches de l’aidé ?

On utilise un classeur de coordination avec une page dédiée pour mettre un mot à la famille ou à d’autres professionnels. Sinon on met une note sur le frigo. Il nous arrive aussi de prendre les devants pour prendre un rendez-vous chez le coiffeur ou autre. Parce la famille n’a pas le temps ou parce que la famille, il faut le dire, ne s’occupe pas trop de son proche.

 

Pourquoi avoir choisi ce métier ? Et vous orienter désormais vers aide-soignante ?

J’ai un BEP carrières sanitaires et sociales et un BAC sciences sanitaires et sociales, j’ai commencé à travailler à l’ADMR pour un job d’été et puis j’y suis restée. Ce qui m’a attirée c’est le lien avec l’usager, la famille, les notions de contact humain et de respect.

Je veux devenir aide-soignante parce que c’est un diplôme qui me permet d’exercer des soins plus techniques (toilette, prises des constantes…) et je voulais aussi quitter le domicile pour rejoindre une équipe pluridisciplinaire en établissement.

 

Qu’est-ce que Lili Smart pourrait vous apporter ?

Une organisation au niveau du travail !  Lili Smart nous permettrait d’améliorer la communication avec la famille et/ou l’usager et de gagner du temps ! Et puis de pouvoir tout centraliser. On sait qu’avec l’application on peut consulter toutes les informations, savoir ce qu’on a à faire pendant notre visite… C’est un vrai plus.

 

 

En savoir plus

#1 Les différents modes de financement des aides à domicile

#2 Comprendre le refus d’une aide à domicile

#3 Comment sécuriser son proche à domicile ?

Fiche pratique : Les aides financières pour le maintien à domicile

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.