Les aides financières pour le maintien à domicile

En France, 8 personnes sur 10 préfèrent vivre à domicile plutôt qu’en établissement spécialisé. Parmi elles, de nombreuses personnes en perte d’autonomie vivent seules chez elles et sont accompagnées par des aidants. Qu’elles soient touchées par une maladie neurodégénérative (Alzheimer, maladies apparentées, Parkinson…) ou d’autres déficiences cognitives (cérébrolésés, traumatisés crâniens…), leur maintien à domicile nécessite souvent de l’aide extérieure et/ou des aménagements techniques. Comment financer ce maintien au domicile ? Quelles sont les aides disponibles ? Découvrez-le dans notre dernière fiche pratique !

Favoriser le maintien à domicile de votre proche en perte d’autonomie n’est pas toujours aisé en termes d’organisation et de moyens financiers. Cet article est là pour vous éclairer sur deux aides de l’Etat disponibles :

  • La Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
  • L’allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)

 

La Prestation de Compensation du Handicap

La PCH est destinée aux personnes qui ont besoin d’une aide dans la réalisation des actes de la vie quotidienne du fait d’un handicap.

C’est une prestation universelle, à laquelle toutes les personnes handicapées remplissant les conditions d’éligibilité peuvent prétendre, quels que soient leurs revenus. Une fois bénéficiaires, les usagers continuent d’y prétendre jusqu’en fin de vie si nécessaire.

Elle peut prendre en charge en totalité ou en partie les dépenses liées au handicap.

Son attribution dépend du niveau de difficulté, de l’âge et du lieu de résidence (France). Pour la première demande, votre proche doit avoir moins de 60 ans sauf s’il remplit les conditions nécessaires pour la percevoir avant ou s’il exerce toujours une activité professionnelle.

C’est l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) qui évalue le degré de difficulté dans la réalisation des activités.

La PCH peut financer cinq types de prestations dont :

  • Les aides humaines : intervention d’une tierce personne, y compris de l’aidant familial, pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie quotidienne (toilette, habillage, alimentation, déplacements, surveillance…) dans la limite de 6h05 par jour.
  • Les aides techniques : équipements conçus et adaptés pour pallier le handicap, avec un plafond de 3 960 € maximum sur 3 ans.

 

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie

L’APA sert à financer les dépenses nécessaires pour permettre à votre proche de rester à son domicile. Pour y prétendre, votre proche doit être âgé d’au moins 60 ans, vivre en France de manière stable et avoir besoin d’aide pour accomplir les actes de la vie courante ou un avoir un état de santé nécessitant une surveillance constante.

Le critère de la perte d’autonomie est évalué à l’aide de la grille AGGIR qui définit plusieurs degrés d’autonomie ; du GIR 1, perte d’autonomie la plus forte au GIR 6, perte d’autonomie la plus faible. Seules les personnes relevant des GIR 1 à 4 peuvent percevoir l’APA.

Pour l’évaluation de ses besoins et l’élaboration d’un plan d’aide, un professionnel de l’équipe médico-sociale APA du département étudie la situation globale de votre proche dans le cadre d’une visite à son domicile. Il étudie son mode de vie, prend en compte les aides mises en place, l’implication de son entourage… Il peut également s’intéresser à ses proches aidants, qui peuvent avoir besoin d’information, de soutien ou d’être relayés.

Par la suite, le plan d’aide peut prévoir :

  • la rémunération d’une aide à domicile ou d’un accueillant familial,
  • des aides concernant le transport ou la livraison de repas,
  • des aides techniques et des mesures d’adaptation du logement,
  • de l’accueil temporaire.

L’APA ne couvre pas les soins médicaux ou paramédicaux qui sont pris en charge par l’assurance maladie.

L’attribution de l’APA est accordée par le département. Si votre proche remplit les conditions, il peut en bénéficier quels que soient ses revenus.  En revanche, le montant attribué dépend du niveau de revenus. Au-delà d’un certain niveau, une participation progressive pourra être laissée à sa charge.

Les plafonds peuvent être augmentés exceptionnellement en cas d’hospitalisation de leur aidant principal sous conditions ou lorsque ce dernier est épuisé et a besoin de répit. Cette majoration sert à financer une partie des solutions de relais comme un accueil temporaire ou la mise en place d’aides à domicile par exemple.

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.