#1 Voyagez en toute sérénité avec votre proche

Nombreuses sont les personnes qui s’occupent d’un proche en perte d’autonomie et ne s’autorisent pas à penser aux vacances. D’un côté l’été approche et vous voudriez en profiter pour aller voir des amis ou votre famille. D’un autre, votre proche a besoin de vous et ne pourrait pas s’en sortir sans votre présence à ses côtés. C’est là que surviennent le conflit entre ses besoins et les vôtres et la culpabilité. On croit souvent que les besoins d’une personne malade sont prioritaires sur les nôtres. Pourtant, prendre soin de soi pour éviter de s’épuiser est une condition indispensable au bon déroulement d’une aide de qualité qui perdure dans le temps.

Voyagez en toute sérénité avec votre proche

Vous êtes nombreux à ne pas vous autoriser à penser aux vacances. Cela vous parait inenvisageable et vous craignez d’être déçu en cas de non réalisation de ce projet. Vous ne pouvez pas vous séparer de votre proche malade et vous culpabilisez à l’idée même de le faire. Cependant, partir en vacances lorsque l’on s’occupe d’un proche dépendant, c’est possible !

Voyager avec son proche est envisageable si vous l’anticipez, le planifiez et l’organisez en amont. Sortir de sa routine une personne qui a des problèmes cognitifs (mémoire, orientation, comportement, raisonnement) peut la déstabiliser et exacerber temporairement ses troubles. Même si vous connaissez très bien votre proche, il est probable qu’il ait des réactions ou des comportements inhabituels. Il est impossible de tout anticiper mais garder cela à l’esprit rendra moins insurmontable les tracas qui surviendront.

Pour que tout se passe au mieux, voici les conseils que nous pouvons vous donner :

  • Partez à plusieurs : cela permet de se prêter main forte pour transporter les bagages, d’avoir des discussions avec des personnes sans troubles et pour veiller sur votre proche.
  • Trouvez un lieu adapté : La marque d’Etat « Tourisme et handicap » développe une offre touristique adaptée au niveau de l’offre d’hébergement mais également l’offre de loisirs et la restauration. Il garantit une information objective sur les caractéristiques du lieu. Les évaluations des sites et des équipements touristiques sont réalisées par des binômes d’évaluateurs issus du monde du tourisme et du handicap sur la base de critères précis.
  • Prenez un logement non isolé. Il vaut mieux pouvoir se rendre facilement à l’hôpital, à la pharmacie ou autre en cas de problème.
  • Prévenez les propriétaires de la situation avant d’arriver : Ils seront plus compréhensifs en cas de problème, seront à même de vous apporter de l’aide et pourront peut-être proposer des solutions auxquelles vous n’aviez pas pensé. Ils connaissent le logement, la ville et les structures sur place.
  • Ne partez pas trop loin : les trajets sont fatigants et votre proche s’épuise beaucoup plus vite qu’avant. Cela risque de provoquer une augmentation de ses problèmes de mémoire, de désorientation et de comportement. De plus, en cas de problème non gérable sur place, vous pourrez revenir rapidement sans engager des frais trop importants. Si vous partez à l’étranger, demandez conseil à votre médecin qui pourra évaluer sa capacité à voyager, vous faire un certificat médical si besoin et vous informer en cas d’incompatibilité entre des vaccins obligatoires et les traitements pris par votre proche.
  • Favorisez les trajets en voiture : si vous avez la possibilité d’y aller en voiture, préférez la voiture au train et à l’avion. Cette solution est souvent plus rapide quand on compte le trajet pour aller à la gare ou à l’aéroport et le temps d’attente. Elle est également plus calme, il n’y a pas d’annonces dans les hauts parleurs, de brouhahas et d’inconnus stressés.
  • Prévoyez des activités courtes : le laps de temps d’attention de votre proche est court et il fatigue plus vite qu’auparavant. Privilégiez également les horaires où il est habituellement dans sa meilleure forme.
  • Ne prévoyez pas trop d’activités sur la même journée : surtout si l’activité est loin du lieu d’hébergement. C’est à ce moment que les troubles peuvent s’accentuer.
  • Maintenez ses habitudes : votre proche est soumis à beaucoup de changements. Afin de limiter ses troubles, conservez ses horaires de prise de repas, de lever et de coucher. Préservez également au maximum ses habitudes alimentaires et gardez des laps de temps pour lui faire faire des activités qu’il connait bien ou qu’il affectionne.
  • Prévoyez des photocopies de tous les documents importants : en cas de problème, vous serez heureux d’avoir des photocopies de sa carte d’identité, de son ordonnance, de sa carte vitale, de sa carte de mutuelle et les coordonnées du médecin. N’apportez pas les originaux, prendre le risque de les perdre est inutile.
  • Equipez votre proche de ses papiers d’identité : malheureusement, il est possible que votre proche échappe à votre vigilance et se perde. Munissez-le toujours de la photocopie de sa carte d’identité et d’un document avec les coordonnées des personnes à contacter ainsi que des données médicales vitales (allergie, cardiaque, diabétique…). Ne lui donnez pas les originaux au cas où il les perde.
  • Prenez tous les médicaments nécessaires pour le temps du voyage voire même pour quelques jours en plus. Cela vous évitera de courir les pharmacies à la recherche de ceux-ci et d’être confronté à des professionnels qui ignorent les troubles de votre proche.  Pensez également à emmener une boîte isotherme ou réfrigérante, une conservation au frais de certains médicaments est nécessaire.
  • Prévenez les aides à domicile de votre absence : le service d’aide à domicile, de portage de repas, les professionnels de santé ou paramédicaux…
  • Contactez par avance les professionnels dont vous aurez besoin sur votre lieu de villégiature : votre proche peut bénéficier de soins sur son lieu de vacances. Pour ce faire, pour les personnes âgées, rapprochez-vous de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) de votre département pour l’informer de votre départ et de votre besoin d’une prise en charge sur votre lieu de vacances. Vous trouverez les coordonnées des SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) sur le site du gouvernement.
  • Employez des aides ponctuelles : vous pouvez employer une personne pour des petits travaux, du ménage, du jardinage… à l’aide des chèques CESU (Chèques Emploi Service Universel). Si cela n’excède pas 4 semaines consécutives et plus de 8 heures par semaine, il n’est pas nécessaire de rédiger un contrat de travail.

Afin de faciliter l’organisation de votre voyage et son bon déroulement, des outils technologiques existent.

Grâce à Lili Smart, gérez des listes de tâches avec la fonctionnalité « A faire ». Créez de nouvelles tâches, déterminez une date d’échéance et partagez-là à d’autres aidants. Vous pourrez ensuite confirmer si vous réalisez la tâche ou non et indiquer lorsque vous vous en êtes acquitté. Par exemple : « Réserver logement vacances », « Contacter agences aide à domicile »…

Utilisez également la messagerie de l’application pour créer des discussions de groupe et communiquer instantanément  avec d’autres aidants. Vous pourrez ainsi simplifier l’organisation de vos vacances.

En vacances aussi, le risque de chute ou de désorientation est toujours présent. Equipée d’un capteur accéléromètre, la montre Lili Smart détecte les chutes de votre proche et vous en êtes alerté immédiatement. En cas d’inquiétude, un GPS inclus dans la montre permet également de géolocaliser votre proche.

Si malgré tous ces conseils, vous ne vous sentez pas d’organiser un voyage avec votre proche, sachez qu’il existe des solutions toutes prêtes. Elles sont détaillées dans l’article « Partez en vacances avec votre proche dans un séjour adapté ».

 

 

En savoir plus

#2 Partez en vacances avec votre proche dans un séjour adapté

#3 Sécurisez votre proche avant votre départ en vacances

Fiche pratique : Où trouver des séjours adaptés ?

Témoignage : Les séjours adaptés, du répit pour les aidants

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.