#2 Quels sont les facteurs de risque de maltraitance ?

En France, 5 à 6 % des personnes de plus de 60 ans seraient maltraitées voire exploitées. La maltraitance de personnes âgées et handicapées se produirait dans 75% des cas à domicile et dans près de la moitié des cas par l’entourage familial (fils, fille, conjoint). Les professionnels de la santé quant à eux, sont mis en cause dans 32% des cas.
Qu’elle soit physique, psychologique, ou encore financière, environ 1 personne âgée sur 6 a été victime de maltraitance au cours de l’année dernière. Que signifient ces différents types de maltraitance ? Quels sont les facteurs de risque et les signes qui doivent alerter les aidants ? Comment réagir ? Lili smart consacre son dossier du mois à la « non bientraitance ».

Quels sont les facteurs de risque de maltraitance ?

La maltraitance est possible lorsque dans une relation, l’une des deux personnes présente une vulnérabilité plus importante que l’autre, entrainant alors un abus de pouvoir. Cette asymétrie est retrouvée dans la relation aidant/aidé. Fort heureusement, tous les aidants ne sont pas maltraitants mais s’informer sur les facteurs de risques et bien connaitre ce problème permet aussi de l’éviter et de le combattre.

S’occuper de personnes dépendantes, vulnérables nous rend nous-mêmes vulnérables, nous confronte à des phénomènes complexes qui nous mettent à mal car on ne les comprend pas. Ils nous bouleversent et nous laissent sans repères.
– Philippe Guillaumot, psychiatre et président de l’association ALMA 64.

 

Les facteurs de risque de la maltraitance sont nombreux et répertoriés selon 3 niveaux :

Individuels

Au niveau de l’aidé

  • Une mauvaise santé physique et mentale qui devient une lourde charge pour son entourage. Par exemple, l’incontinence va donner un surcroit de travail à l’aidant, est mal tolérée et est souvent source de rejet.
  • La présence de troubles cognitifs (mémoire, jugement, raisonnement, langage, compréhension…) qui poussent l’aidant à répéter et à ne plus communiquer comme avant avec son proche. Les actions et réponses de l’aidé peuvent être incohérentes ce qui conduit à de l’incompréhension.
  • La présence de troubles du comportement, plus particulièrement de l’agressivité et le refus de soin. L’agressivité génère de l’agressivité.
  • Le sexe. Les femmes sont plus à risque d’être victimes de maltraitance et d’abus financiers que les hommes, surtout quand elles deviennent veuves. Les violences subies tendent également à être plus graves et plus durables.

Au niveau de l’aidant

  • Une consommation importante d’alcool et de substances qui diminue la tolérance à l’autre. C’est la violence financière qui est la plus présente dans ce cas.
  • L’apparition d’un épuisement lié ou non à la situation d’aidant qui peut conduire au burn-out ou encore à un absentéisme très important au travail et dans la vie personnelle.
  • La présence de problèmes personnels qui entrainent une fragilité émotionnelle.
  • Un emploi du temps surchargé qui amène de la fatigue et qui peut conduire à l’épuisement. Surtout lorsque l’aidant, ne parvient pas à sentir ou à admettre ses propres limites. Limites que nous ne connaissons pas avant de rencontrer une telle situation.

Familiaux

  • La cohabitation, qu’elle se fasse au domicile de l’aidant ou de la personne aidée. Cela est vrai surtout si le lieu d’habitation n’est pas adapté ou réduit, dans la situation où l’enfant vient dormir sur le canapé de son parent par exemple.
  • Une dépendance, souvent financière, de l’aidant auteur des maltraitances. L’aidant se retrouve dans une situation de vulnérabilité déstabilisante.
  • La présence de relations familiales difficiles depuis longtemps. La perte d’autonomie du proche malade accentue les tensions présentes au sein de la cellule familiale car les acteurs n’ont pas la même implication auprès du proche, ni la même vision de l’aide dont il a besoin. Cela met une pression sur les différents acteurs et tend à diminuer la communication entre eux.
  • La présence de violences déjà présentes dans la vie familiale. Lorsque la dépendance survient, elle a tendance à augmenter proportionnellement à la vulnérabilité.

Communautaires

  • Une formation insuffisante des aidants naturels et des professionnels. Connaitre la pathologie de la personne dont on s’occupe permet de comprendre, anticiper et accepter plus facilement la situation.
  • La représentation des personnes âgées comme des êtres frêles, faibles et dépendants donc vulnérables. L’asymétrie dans la relation évoquée en début d’article se fait alors naturellement.
  • Un dysfonctionnement des établissements d’accueil avec un manque de reconnaissance, d’écoute du personnel par la hiérarchie, et un manque de projet de service qui donne du sens au travail. Un manque de communication entre les différents intervenants et un personnel en sous-effectifs qui entrainent une surcharge de travail ou encore une routine des tâches effectuées. Tous ces facteurs se répercutent sur l’attitude des soignants, sur leur motivation, leur épuisement et sur l’investissement porté sur la personne aidée.
  • L’isolement social du couple aidant-aidé et l’absence de soutien social qui en résulte. On a tendance à penser que l’on est le plus apte pour s’occuper de notre proche car on le connait depuis longtemps, on connait ses goûts, son caractère, on a suivi l’évolution de sa pathologie… Ces croyances risquent d’installer un huis clos et un manque de recul de la situation.

Afin de parer ces facteurs de risque, comme le stress et l’épuisement, des solutions technologiques existent. Composée d’une application dédiée aux aidants, d’une montre pour la personne aidée et des capteurs pour son domicile, Lili smart vous aide sur 5 axes principaux : la sécurité, l’autonomie, l’organisation, la communication et la prévention.

Grâce à ses algorithmes d’intelligence artificielle, Lili smart vous permet d’anticiper les risques en détectant les comportements inhabituels, à distance et en temps réel. Par exemple, collez un capteur sur la porte du réfrigérateur de votre proche. Celui-ci va dans un premier temps analyser ses ouvertures et déterminer une routine d’utilisation. Puis, lorsque votre proche utilise le réfrigérateur de manière inhabituelle (pendant la nuit, pas du tout de la journée, etc.), vous recevez une alerte sur votre application. Vous pouvez ainsi observer sa nutrition tout en surveillant l’évolution de son autonomie et intervenir en prévention, dès qu’un changement important apparait, avant l’arrivée d’un incident. Cela fonctionne également pour la médication ou pour les sorties du domicile et vous permet d’éviter des situations à risques.

Équipé d’une montre connectée, votre proche dispose d’une sécurité complémentaire à son domicile et à l’extérieur. En cas de sortie du domicile, le GPS s’active automatiquement et sans action de votre proche. Les aidants peuvent aussi, pour plus d’autonomie paramétrer dans leur application une zone de sécurité étendue au quartier de leur proche, là où il a ses habitudes. En cas de sortie de votre proche des zones pré paramétrées, vous recevrez instantanément une alerte sur votre téléphone et pourrez le géolocaliser. Dotée d’un capteur accéléromètre, la montre détecte également les chutes et vous alerte en temps réel.

Avec l’application Lili smart, envoyez des rappels sur la montre de votre proche pour lui indiquer ce qu’il a à faire dans la journée (prendre ses repas, ses médicaments, son verre d’eau). Ceux-ci s’afficheront sous la forme de pictogrammes avec vibrations et l’aideront au quotidien s’il fait potentiellement face à des troubles de la mémoire. La montre Lili smart est donc à la fois une solution innovante de téléassistance nouvelle génération mais aussi et surtout un compagnon d’aide à l’autonomie qui aide les personnes en perte d’autonomie à rester à domicile le plus longtemps possible.

Seul ou avec d’autres aidants, vous avez du mal à vous organiser autour de votre proche ? Avec l’application Lili smart, enregistrez les ordonnances, planifiez les rendez-vous, listez des tâches et partagez-les, créez des conversations de groupe… Toutes les informations sont centralisées pour vous simplifier le quotidien.

Grâce à ces fonctionnalités variées, Lili smart vous assiste jour après jour et vous permet de vous concentrer sur l’essentiel : les moments passés avec votre proche.

 

 

En savoir plus

#1 C’est quoi la maltraitance ?

#3 Comment reconnaître les signes de maltraitance ?

Fiche pratique : Comment lutter contre la maltraitance ?

Témoignage : Dépister les risques de maltraitance

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.