#1 C’est quoi la maltraitance ?

En France, 5 à 6 % des personnes de plus de 60 ans seraient maltraitées voire exploitées. La maltraitance de personnes âgées et handicapées se produirait dans 75% des cas à domicile et dans près de la moitié des cas par l’entourage familial (fils, fille, conjoint). Les professionnels de la santé quant à eux, sont mis en cause dans 32% des cas.
Qu’elle soit physique, psychologique, ou encore financière, environ 1 personne âgée sur 6 a été victime de maltraitance au cours de l’année dernière. Que signifient ces différents types de maltraitance ? Quels sont les facteurs de risque et les signes qui doivent alerter les aidants ? Comment réagir ? Lili smart consacre son dossier du mois à la « non bientraitance ».

C’est quoi la maltraitance ?

Il existe de nombreuses définitions de la maltraitance. Dans l’esprit collectif la maltraitance se limite à des violences physiques. Nous avons tous déjà entendu des faits divers choquant à propos d’une aide à domicile ou d’un proche qui brutalisait une personne vulnérable. Ces faits sont rares et leur forte exposition médiatique ponctuelle les met à distance de nos pratiques quotidiennes. Pourtant, d’autres cas de maltraitance, moins visibles mais tout aussi destructeurs sont très fréquents et présents dans de nombreux foyers. La réalité derrière ce terme est bien plus complexe.

Plutôt ancienne, la notion de maltraitance a été définie en 1987 par le Conseil de l’Europe comme « une violence se caractérisant par tout acte ou omission commis par une personne s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne, ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière ».

Afin de clarifier ce terme et endiguer ce fléau, le Conseil de l’Europe de 1992 a classifié les différents types de maltraitance :

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Négligences passives : négligences relevant de l’ignorance, de l’inattention de l’entourage

Violences psychiques ou morales : langage irrespectueux ou dévalorisant, absence de considération, chantages, abus d’autorité, comportements d’infantilisation, non-respect de l’intimité, injonctions paradoxales

Violences matérielles et financières : vols, exigence de pourboires, escroqueries diverses, locaux inadaptés

Violences physiques : coups, brûlures, ligotages, soins brusques sans information ou préparation, non-satisfaction des demandes pour des besoins physiologiques, violences sexuelles, meurtres (dont euthanasie)

Négligences actives : toutes formes de sévices, abus, abandons, manquements pratiqués avec la conscience de nuire

Violences médicales ou médicamenteuses : manque de soins de base, non-information sur les traitements ou les soins, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, non prise en compte de la douleur

Privation ou violation de droits : limitation de la liberté de la personne, privation de l’exercice des droits civiques, d’une pratique religieuse

Le terme de maltraitance inclut donc à la fois des actions envers une personne mais aussi des absences d’actions envers une personne. Elle est majoritairement non intentionnelle et le produit de négligences. Les personnes prenant soin d’un proche dépendant peuvent être maltraitantes malgré l’affection et la volonté de bien faire. La situation d’aidant est un nouveau rôle complexe à appréhender. Elle confronte à des situations inhabituelles, difficiles, épuisantes et conduit parfois à l’isolement.

Pour vous accompagner dans votre rôle d’aidant et faciliter votre quotidien, Lili smart a développé un service global d’assistance répondant à 5 besoins principaux : la sécurité, l’autonomie, l’organisation, la communication et la prévention.

Composée d’une application pour aidants, d’une montre pour la personne aidée et des capteurs pour son domicile, Lili smart vous aide à :

  • Surveiller l’évolution de l’autonomie de votre proche et prévenir les risques,
  • Stimuler votre proche en lui envoyant des rappels sur sa montre,
  • Mieux vous organiser seul ou avec les autres aidants, en créant des listes de tâches et en gérant plus facilement votre planning,
  • Communiquer plus facilement avec les autres aidants et les professionnels de santé,

Par exemple, votre maman a besoin d’être accompagnée à son prochain rendez-vous médical mais vous ne pourrez pas vous y rendre. Créez une tâche « RDV médical » que vous partagez aux autres aidants. Ces derniers pourront accepter ou non la tâche puis indiquer par la suite qu’elle a été faite. Vous n’avez plus besoin de passer de nombreux coups de fil et pouvez consulter toutes les listes de tâches depuis n’importe où, à n’importe quel moment. Enregistrez également les ordonnances et créez des conversations de groupe… Toutes les informations sont centralisées pour vous simplifier le quotidien.

 

 

En savoir plus

#2 Quels sont les facteurs de risque de maltraitance ?

#3 Comment reconnaître les signes de maltraitance ?

Fiche pratique : Comment lutter contre la maltraitance ?

Témoignage : Dépister les risques de maltraitance

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.