mai 2018

Mai 2018

Découvrez la Revue de presse de Lili. Chaque mois, retrouvez toutes les parutions de Lili smart dans les médias, les reportages et les podcasts.

02/05/2018 – CIC Place de l’innovation
Les avantages des concours pour les start-up
Site web          pdf

25/05/2018 – Viva Technology 2018 – Groupe Bouygues
Lili Smart remporte le challenge « Le digital au service de la santé dans la ville »
Site web          pdf

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Dépister les risques de maltraitance

Qu’elle soit physique, psychologique ou financière, environ 1 personne âgée sur 6 a été victime de maltraitance au cours de l’année dernière. Que signifient ces différents types de maltraitance ? Quels sont les facteurs de risque et les signes qui doivent alerter les aidants ? Comment réagir ? Marie-Hélène Coste, médecin gériatre répond à nos questions dans le témoignage du mois.
Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Marie-Hélène Coste, je suis praticien hospitalier gériatre a l’Institut du Vieillissement des Hospices Civils de Lyon, responsable de l’Hôpital de jour, intervenante à la consultation mémoire de l’Hôpital des Charpennes et coordinatrice au Centre Mémoire de Ressources et de Recherche de Lyon. Je travaille avec des patients atteints de troubles cognitifs et moteurs, des patients gériatriques, et leur entourage familial et professionnel.

 

Qu’est-ce que la maltraitance ?

La maltraitance et la bientraitance sont deux notions différentes. La maltraitance répond à un certain nombre de définitions dont la plus connue est celle du conseil de l’Europe.

Il y a différentes classes de maltraitance : la maltraitance physique, morale et psychologique, financière, médicamenteuse, par omission ou par négligence. On distingue aussi la maltraitance active et la maltraitance passive, dans laquelle la personne n’est pas consciente d’être maltraitante. Il y a aussi la violation de droits civiques, des libertés et des droits fondamentaux de toutes personnes.

La bientraitance est différente, on va plus loin que la notion de maltraitance. C’est une culture partagée par un certain nombre de professionnels, une démarche active qui vise à assurer le meilleur accompagnement possible en travaillant autour du respect de la personne, de son histoire de vie, de sa dignité, de sa singularité et une adaptation à ses besoins. C’est une manière d’être qui va valoriser la personne et qui va essayer de répondre à ce qu’elle exprime comme besoins.

 

Quelles sont les causes de maltraitance ?

Il y a des situations à risque identifiées soit du côté de la personne potentiellement victime, soit du côté de la personne aidante. Classiquement les situations à risques du côté du malade sont souvent la dépendance, le handicap, les troubles cognitifs, le manque de jugement, les troubles psychiatriques. La personne devient plus vulnérable parce qu’elle n’a plus le pouvoir de raisonnement et de décision. D’autres facteurs de risques peuvent aussi être des malades qui présentent des réactions de rejet, de colère, le fait d’avoir un seul et même aidant depuis longtemps, l’absence de contrôle sur ses avoirs financiers ou encore d’être isolé.

Du côté des aidants familiaux, les facteurs de risque sont le fait que l’aidant, sur lequel repose tout l’accompagnement, soit déjà fragilisé : dépressif, isolé, difficultés d’instabilité financières et/ou sociales.

Du côté des professionnels c’est la surcharge de travail, les dysfonctionnements des services ou des équipes, la mauvaise gestion… ça rejoint les causes de burn out, c’est la non satisfaction de leur rôle de soignant.

 

Le problème c’est qu’il est difficile de faire la part des choses entre les symptômes de la maladie, lorsqu’il y a des troubles cognitifs et la maltraitance.

 

Quels signes doivent alerter ?

On sait que la sévérité de la démence, la sévérité du trouble du comportement, les problèmes d’incontinence, les problèmes nocturnes, sont autant de situations à risque. Après, il y a ce que l’on peut observer du côté du malade et ce qu’on peut observer du côté de la famille. Par exemple, les malades qui sont extrêmement apathiques, ceux qui sont craintifs, apeurés, qui sont mal à l’aise dans leur relation avec leur proche quand il est présent, qui ont des négligences personnelles, qui présentent une rupture dans leur comportement, des chutes inexpliquées, des hématomes. Le problème c’est qu’il est difficile de faire la part des choses entre les symptômes de la maladie, lorsqu’il y a des troubles cognitifs et la maltraitance.

Un malade qui a déjà des troubles importants (idées délirantes, hallucinations) peut les voir s’amplifier à cause du comportement de son aidant lorsque celui-ci, par souci de bien faire, devient par exemple surprotecteur. Il faut alors se poser la question de la prise de risque entre leur laisser leur liberté et assurer leur sécurité. La balance entre les deux est vite franchie mais parfois avec de bonnes intentions.

Du côté des aidants, les signes qui doivent alerter sont l’usure au quotidien, la répétition de la même gêne, les questions répétitives, les accusations… Cela parait anodin mais quand on vit cela 24 heures sur 24 ou lorsqu’on se voit accusé de vol, de mensonge, d’être méchant, on peut avoir des gestes inadaptés et envoyer balader le malade… Surtout lorsque l’aidant a de base du mal à contrôler ses impulsions. Puis ils culpabilisent, ils ont conscience de devenir maltraitants parce qu’ils n’arrivent pas à contrôler leur exaspération ou leur épuisement, qu’ils n’arrivent pas à faire la distance entre ce qu’exprime le malade et ce qui est lié à la maladie.

 

Que faire quand on remarque des signes de maltraitance ?

Il faut déjà essayer de discerner les mécanismes de ce qui cause la maltraitance. Est-ce que c’est l’épuisement ? un trouble particulier inacceptable ? Par exemple, un aidant maniaque obsessionnel avec le ménage va très mal vivre les problèmes d’incontinence de son conjoint. L’aidant ne le supporte absolument pas et il sera amené à dévaloriser le proche, à l’infantiliser etc. Donc il faut essayer de décortiquer la situation pour voir s’il y a urgence à agir, si ça relève du signalement ou pas, s’il faut soustraire le malade ou pas, renforcer les dispositifs d’aide, de soutien.

Il y a aussi les situations de maltraitances familiales, où on rencontre des conflits intrafamiliaux qui resurgissent et la plupart du temps ce sont les maltraitances financières. C’est important de comprendre les liens familiaux, de décortiquer, peut-être de faire appel à des tiers qui vont temporiser, des psys ou le centre de guidance familial. Et derrière il faut mettre en place des mesures, comme par exemple la protection juridique pour la maltraitance financière. Donner des temps de répit à l’aidant, lui faire accepter qu’il puisse être épuisé et qu’il puisse se faire aider. Les situations peuvent être complexes.

 

On est capable de supporter une situation difficile si on sait qu’elle va avoir une fin et que l’on va pouvoir se reposer après. Là on sait que ça n’a pas de fin et que ça ne peut qu’empirer.

 

Dans quelles situations les aidants ont peur d’être maltraitants ?

Dès qu’il y a un problème de comportement qu’ils ne supportent pas, l’usure, la répétition quotidienne des choses. Ils n’ont pas de moment pour souffler. On est capable de supporter une situation difficile si on sait qu’elle va avoir une fin et que l’on va pouvoir se reposer après. Là on sait que ça n’a pas de fin et que ça ne peut qu’empirer. Donc si on n’en a pas conscience, si on n’apprend pas à s‘aménager des temps de répit et bien on craque, c’est inévitable. Et plus on craque, plus on va culpabiliser. Tout dépend de la capacité de l’aidant à analyser la situation, à prendre la distance nécessaire.

 

Les aidants ne doivent surtout pas rester isolés. Ils doivent pouvoir partager et parler librement de ce qu’ils vivent, pour déculpabiliser.

 

Des conseils à donner aux aidants ?

Les aidants ne doivent surtout pas rester isolés. Il faut qu’ils sachent identifier des points de ressources à la fois dans leur entourage familial, mais aussi auprès des professionnels. Ils doivent pouvoir partager et parler librement de ce qu’ils vivent, pour déculpabiliser. Il faut qu’ils apprennent à reconnaitre leurs limites et où est-ce qu’elles se situent. Qu’ils soient conscients d’un certain nombre de choses qui pour eux doivent être des signes d’alertes qui leur font dire « là j’ai besoin d’aide » et qu’ils apprennent à reconnaitre qu’un malade d’Alzheimer on ne peut pas s’en occuper seul, c’est surhumain, c’est impossible.

 

 

En savoir plus

#1 C’est quoi la maltraitance ?

#2 Quels sont les facteurs de risque de maltraitance ?

#3 Comment reconnaître les signes de maltraitance ?

Fiche pratique : Comment lutter contre la maltraitance ?

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Comment lutter contre la maltraitance ?

En France, 5 à 6 % des personnes de plus de 60 ans seraient maltraitées voire exploitées. La maltraitance de personnes âgées et handicapées se produirait dans 75% des cas à domicile et dans près de la moitié des cas par l’entourage familial (fils, fille, conjoint). Les professionnels de la santé quant à eux, sont mis en cause dans 32% des cas.

Qu’elle soit physique, psychologique, ou encore financière, environ 1 personne âgée sur 6 a été victime de maltraitance au cours de l’année dernière. Que signifient ces différents types de maltraitance ? Quels sont les facteurs de risque et les signes qui doivent alerter les aidants ? Comment réagir ? Découvrez-le dans notre deuxième fiche pratique !

Tests de dépistage

Des tests de dépistage existent et vous aiguilleront vers les situations à risque de maltraitance.

Ligne écoute maltraitance

Vous êtes victimes, témoins ou avez des doutes sur des faits de maltraitance, appelez le 3977 (du lundi au vendredi de 9h à 19h). Des bénévoles seront à votre écoute, vous conseilleront et vous orienteront vers l’interlocuteur le plus adapté.

Fédération contre la maltraitance

Contactez la « Fédération 3977 » contre la maltraitance. Les associations HABEO et ALMA France ont fusionné au sein d’une nouvelle structure destinée à améliorer la lutte contre la maltraitance des personnes âgées et handicapées. Des relais de proximité sont présents partout en France.

Formations des aidants familiaux

Des formations à destination des aidants familiaux existent. Elles peuvent vous aider à comprendre la maladie ou les troubles de votre proche, analyser vos pratiques et prendre du recul sur votre situation.

Renseignez-vous auprès des associations :
Association française des aidants
Savoir être aidant
i-care
France Alzheimer et maladies apparentées

Formations des aidants professionnels

Des programmes de bientraitance existent comme celui d’Humanitude. Elle fait aujourd’hui l’objet de formations dans les établissements, et plus particulièrement dans les EHPAD, afin de sensibiliser les soignants au respect de l’humanité des résidents/patients.

Le programme Mobiqual a pour but de soutenir l’amélioration de la qualité des pratiques professionnelles au bénéfice des personnes âgées et des personnes handicapées. Il concerne les EHPAD, les établissements de santé, ainsi que les services intervenants au domicile. Les différentes thématiques de ce programme concernent : la bientraitance, la douleur, la maladie d’Alzheimer…

La méthode Montessori adaptée. L’objectif principal est de permettre aux personnes dépendantes de recouvrer une certaine autonomie dans les gestes du quotidien pour associer dignité et plaisir.

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

#3 Comment reconnaître les signes de maltraitance ?

En France, 5 à 6 % des personnes de plus de 60 ans seraient maltraitées voire exploitées. La maltraitance de personnes âgées et handicapées se produirait dans 75% des cas à domicile et dans près de la moitié des cas par l’entourage familial (fils, fille, conjoint). Les professionnels de la santé quant à eux, sont mis en cause dans 32% des cas.
Qu’elle soit physique, psychologique, ou encore financière, environ 1 personne âgée sur 6 a été victime de maltraitance au cours de l’année dernière. Que signifient ces différents types de maltraitance ? Quels sont les facteurs de risque et les signes qui doivent alerter les aidants ? Comment réagir ? Lili smart consacre son dossier du mois à la « non bientraitance ».

Comment reconnaître les signes de maltraitance ?

La maltraitance des personnes vulnérables du fait de leur âge ou de leur handicap a longtemps été un phénomène sous-estimé et un tabou, d’autant qu’il s’agit d’une réalité complexe et multiforme. Qu’elle soit familiale ou institutionnelle, elle reste encore très insuffisamment révélée et souvent difficile à appréhender, tant par son ampleur que par la nature des violences qui la caractérisent. Toute prise en charge de personnes dépendantes et vulnérables nécessite une vigilance de tous les acteurs car une maltraitance peut s’installer de manière insidieuse.

L’UNAPEI, association de défense des intérêts des personnes handicapées et de leurs familles, exprimait très bien la complexité de trouver un consensus sur la définition de la maltraitance dans son livre blanc :

À chaque fois, lors de la recherche de la définition la plus précise et utilisable, se pose la question des critères (ce qui est maltraitance de ce qui ne l’est pas), du seuil (la limite en deçà de laquelle il ne s’agit pas de maltraitance), de l’intentionnalité (on ne prendrait en compte que les maltraitances volontaires, avec volonté de nuire ou de négliger), des effets sur la personne de toute attitude même involontaire mais qui aurait des effets négatifs à plus ou moins brève échéance.

La maltraitance renvoie à une grande diversité de situations allant de la négligence à la violence active et recouvre des formes multiples. La présence cumulée des facteurs de risque doit appeler à la vigilance de l’entourage familial et professionnel des familles, même si « facteurs de risque » n’est pas synonyme de maltraitance avérée.

Les répercussions sur la personne maltraitée sont elles aussi diverses et difficiles à détecter. Les victimes sont souvent silencieuses sur les sévices qu’elles subissent par peur de représailles, de se retrouver seule, d’être rejetées par leur proche (dans un cas sur trois, les actes sont le fait des enfants) ou encore à cause d’un sentiment d’impuissance ou une banalisation de la situation de maltraitance qu’elles trouvent justifiée.

Il est indispensable de rester vigilant et de savoir repérer les signes de maltraitance pour pouvoir les dénoncer et lutter contre. Surtout lorsque l’on sait que la maltraitance est l’une des causes les plus fréquentes de suicide chez les personnes âgées.

Plusieurs signes peuvent vous interpeller, mêmes s’ils n’assurent pas qu’une situation de maltraitance est présente :

Au niveau de la personne maltraitée

  • Elle se plaint de maltraitance ou d’avoir été blessée physiquement ou psychiquement.
  • Elle apparait méfiante, apeurée, avec des brusques changements d’humeur ou une anxiété soudaine et inexpliquée surtout en présence d’une personne précise ou à son évocation.
  • Elle reste évasive sur ses conditions de vie et cherche l’approbation de quelqu’un avant de s’exprimer.
  • Elle est soudainement assez isolée, reclue.
  • Elle chute de manière répétée, a des ecchymoses, des fractures, souffre de déshydratation, perd du poids ou fait des visites répétées aux urgences sans réellement pouvoir en expliquer les raisons.
  • Elle a plus recours aux traitements médicamenteux type calmants.
  • Elle souhaite s’éloigner d’une personne sans raison apparente ou logique.
  • Elle a désormais une apparence négligée (décoiffée, sale).
  • Elle a des difficultés financières inexpliquées ou elle se plaint qu’on lui doit de l’argent.
  • Elle présente des signes psychologiques de type :
    • Symptômes dépressifs (insomnie, perte d’intérêt, pleurs fréquents, faible estime de soi, tristesse…),
    • Tentative de suicide ou évocation du suicide,
    • Etat de détresse, d’impuissance et de découragement élevé.

Au niveau de la personne maltraitante

  • Elle la réprimande, la critique, l’insulte, la menace ou l’isole.
  • Elle montre un comportement agressif (bris d’objet, colère, agression verbale).
  • Elle déprécie la personne dont elle a la charge.
  • Elle se plaint de son comportement, des inconvénients de l’aide apportée.
  • Elle est méfiante et soupçonneuse face aux étrangers. Elle contrôle, limite la durée des visites d’autres personnes, devient inquiète quand d’autres personnes viennent.
  • Elle refuse de la laisser seule avec en présence d’une autre personne, répond systématiquement à sa place.
  • Elle dépense plus d’argent ou limite les dépenses de l’aidé.

 

Ces signes sont là pour vous aider mais leur présence n’affirme pas que la personne est maltraitée, tout comme leur absence n’indique pas qu’elle ne l’est pas. Surtout, il est important de faire confiance à votre ressenti. Si on se sent mal à l’aise, impuissant face à un comportement ou à une situation vécue, il ne faut pas hésiter à en parler. Vous pouvez également utiliser des solutions, notamment technologiques, pour aider à prévenir ou à détecter des situations ambiguës pouvant être assimilées à de la maltraitance.

Lili smart, première solution d’assistance aux aidants, permet de détecter des comportements anormaux liés :

  • A l’avancée de la maladie/ des troubles, la dégradation de l’autonomie de votre proche,
  • A la peur, le stress, la méfiance, liés à la maltraitance,
  • Au manque de ressources matérielles, financières, etc.

Grâce à la solution, soyez alerté en cas de situation anormale. A l’aide de capteurs autonomes et discrets, observez les habitudes quotidiennes de votre proche. Par exemple, placez un capteur sur la porte du réfrigérateur. Celui-ci va analyser les mouvements de la porte et déterminer une routine d’utilisation. Si un jour, le frigo est moins utilisé, beaucoup plus, plus du tout ou en pleine nuit, une alerte est envoyée par notification et par sms sur votre smartphone. Vous pouvez aussi coller des capteurs sur son pilulier, sa porte de douche, sa porte d’entrée, sa télécommande de télévision…

 

 

En savoir plus

#1 : C’est quoi la maltraitance ?

#2 Quels sont les facteurs de risque de maltraitance ?

Fiche pratique : Comment lutter contre la maltraitance ?

Témoignage : Dépister les risques de maltraitance

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

#2 Quels sont les facteurs de risque de maltraitance ?

En France, 5 à 6 % des personnes de plus de 60 ans seraient maltraitées voire exploitées. La maltraitance de personnes âgées et handicapées se produirait dans 75% des cas à domicile et dans près de la moitié des cas par l’entourage familial (fils, fille, conjoint). Les professionnels de la santé quant à eux, sont mis en cause dans 32% des cas.
Qu’elle soit physique, psychologique, ou encore financière, environ 1 personne âgée sur 6 a été victime de maltraitance au cours de l’année dernière. Que signifient ces différents types de maltraitance ? Quels sont les facteurs de risque et les signes qui doivent alerter les aidants ? Comment réagir ? Lili smart consacre son dossier du mois à la « non bientraitance ».

Quels sont les facteurs de risque de maltraitance ?

La maltraitance est possible lorsque dans une relation, l’une des deux personnes présente une vulnérabilité plus importante que l’autre, entrainant alors un abus de pouvoir. Cette asymétrie est retrouvée dans la relation aidant/aidé. Fort heureusement, tous les aidants ne sont pas maltraitants mais s’informer sur les facteurs de risques et bien connaitre ce problème permet aussi de l’éviter et de le combattre.

S’occuper de personnes dépendantes, vulnérables nous rend nous-mêmes vulnérables, nous confronte à des phénomènes complexes qui nous mettent à mal car on ne les comprend pas. Ils nous bouleversent et nous laissent sans repères.
– Philippe Guillaumot, psychiatre et président de l’association ALMA 64.

 

Les facteurs de risque de la maltraitance sont nombreux et répertoriés selon 3 niveaux :

Individuels

Au niveau de l’aidé

  • Une mauvaise santé physique et mentale qui devient une lourde charge pour son entourage. Par exemple, l’incontinence va donner un surcroit de travail à l’aidant, est mal tolérée et est souvent source de rejet.
  • La présence de troubles cognitifs (mémoire, jugement, raisonnement, langage, compréhension…) qui poussent l’aidant à répéter et à ne plus communiquer comme avant avec son proche. Les actions et réponses de l’aidé peuvent être incohérentes ce qui conduit à de l’incompréhension.
  • La présence de troubles du comportement, plus particulièrement de l’agressivité et le refus de soin. L’agressivité génère de l’agressivité.
  • Le sexe. Les femmes sont plus à risque d’être victimes de maltraitance et d’abus financiers que les hommes, surtout quand elles deviennent veuves. Les violences subies tendent également à être plus graves et plus durables.

Au niveau de l’aidant

  • Une consommation importante d’alcool et de substances qui diminue la tolérance à l’autre. C’est la violence financière qui est la plus présente dans ce cas.
  • L’apparition d’un épuisement lié ou non à la situation d’aidant qui peut conduire au burn-out ou encore à un absentéisme très important au travail et dans la vie personnelle.
  • La présence de problèmes personnels qui entrainent une fragilité émotionnelle.
  • Un emploi du temps surchargé qui amène de la fatigue et qui peut conduire à l’épuisement. Surtout lorsque l’aidant, ne parvient pas à sentir ou à admettre ses propres limites. Limites que nous ne connaissons pas avant de rencontrer une telle situation.

Familiaux

  • La cohabitation, qu’elle se fasse au domicile de l’aidant ou de la personne aidée. Cela est vrai surtout si le lieu d’habitation n’est pas adapté ou réduit, dans la situation où l’enfant vient dormir sur le canapé de son parent par exemple.
  • Une dépendance, souvent financière, de l’aidant auteur des maltraitances. L’aidant se retrouve dans une situation de vulnérabilité déstabilisante.
  • La présence de relations familiales difficiles depuis longtemps. La perte d’autonomie du proche malade accentue les tensions présentes au sein de la cellule familiale car les acteurs n’ont pas la même implication auprès du proche, ni la même vision de l’aide dont il a besoin. Cela met une pression sur les différents acteurs et tend à diminuer la communication entre eux.
  • La présence de violences déjà présentes dans la vie familiale. Lorsque la dépendance survient, elle a tendance à augmenter proportionnellement à la vulnérabilité.

Communautaires

  • Une formation insuffisante des aidants naturels et des professionnels. Connaitre la pathologie de la personne dont on s’occupe permet de comprendre, anticiper et accepter plus facilement la situation.
  • La représentation des personnes âgées comme des êtres frêles, faibles et dépendants donc vulnérables. L’asymétrie dans la relation évoquée en début d’article se fait alors naturellement.
  • Un dysfonctionnement des établissements d’accueil avec un manque de reconnaissance, d’écoute du personnel par la hiérarchie, et un manque de projet de service qui donne du sens au travail. Un manque de communication entre les différents intervenants et un personnel en sous-effectifs qui entrainent une surcharge de travail ou encore une routine des tâches effectuées. Tous ces facteurs se répercutent sur l’attitude des soignants, sur leur motivation, leur épuisement et sur l’investissement porté sur la personne aidée.
  • L’isolement social du couple aidant-aidé et l’absence de soutien social qui en résulte. On a tendance à penser que l’on est le plus apte pour s’occuper de notre proche car on le connait depuis longtemps, on connait ses goûts, son caractère, on a suivi l’évolution de sa pathologie… Ces croyances risquent d’installer un huis clos et un manque de recul de la situation.

Afin de parer ces facteurs de risque, comme le stress et l’épuisement, des solutions technologiques existent. Composée d’une application dédiée aux aidants, d’une montre pour la personne aidée et des capteurs pour son domicile, Lili smart vous aide sur 5 axes principaux : la sécurité, l’autonomie, l’organisation, la communication et la prévention.

Grâce à ses algorithmes d’intelligence artificielle, Lili smart vous permet d’anticiper les risques en détectant les comportements inhabituels, à distance et en temps réel. Par exemple, collez un capteur sur la porte du réfrigérateur de votre proche. Celui-ci va dans un premier temps analyser ses ouvertures et déterminer une routine d’utilisation. Puis, lorsque votre proche utilise le réfrigérateur de manière inhabituelle (pendant la nuit, pas du tout de la journée, etc.), vous recevez une alerte sur votre application. Vous pouvez ainsi observer sa nutrition tout en surveillant l’évolution de son autonomie et intervenir en prévention, dès qu’un changement important apparait, avant l’arrivée d’un incident. Cela fonctionne également pour la médication ou pour les sorties du domicile et vous permet d’éviter des situations à risques.

Équipé d’une montre connectée, votre proche dispose d’une sécurité complémentaire à son domicile et à l’extérieur. En cas de sortie du domicile, le GPS s’active automatiquement et sans action de votre proche. Les aidants peuvent aussi, pour plus d’autonomie paramétrer dans leur application une zone de sécurité étendue au quartier de leur proche, là où il a ses habitudes. En cas de sortie de votre proche des zones pré paramétrées, vous recevrez instantanément une alerte sur votre téléphone et pourrez le géolocaliser. Dotée d’un capteur accéléromètre, la montre détecte également les chutes et vous alerte en temps réel.

Avec l’application Lili smart, envoyez des rappels sur la montre de votre proche pour lui indiquer ce qu’il a à faire dans la journée (prendre ses repas, ses médicaments, son verre d’eau). Ceux-ci s’afficheront sous la forme de pictogrammes avec vibrations et l’aideront au quotidien s’il fait potentiellement face à des troubles de la mémoire. La montre Lili smart est donc à la fois une solution innovante de téléassistance nouvelle génération mais aussi et surtout un compagnon d’aide à l’autonomie qui aide les personnes en perte d’autonomie à rester à domicile le plus longtemps possible.

Seul ou avec d’autres aidants, vous avez du mal à vous organiser autour de votre proche ? Avec l’application Lili smart, enregistrez les ordonnances, planifiez les rendez-vous, listez des tâches et partagez-les, créez des conversations de groupe… Toutes les informations sont centralisées pour vous simplifier le quotidien.

Grâce à ces fonctionnalités variées, Lili smart vous assiste jour après jour et vous permet de vous concentrer sur l’essentiel : les moments passés avec votre proche.

 

 

En savoir plus

#1 C’est quoi la maltraitance ?

#3 Comment reconnaître les signes de maltraitance ?

Fiche pratique : Comment lutter contre la maltraitance ?

Témoignage : Dépister les risques de maltraitance

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

#1 C’est quoi la maltraitance ?

En France, 5 à 6 % des personnes de plus de 60 ans seraient maltraitées voire exploitées. La maltraitance de personnes âgées et handicapées se produirait dans 75% des cas à domicile et dans près de la moitié des cas par l’entourage familial (fils, fille, conjoint). Les professionnels de la santé quant à eux, sont mis en cause dans 32% des cas.
Qu’elle soit physique, psychologique, ou encore financière, environ 1 personne âgée sur 6 a été victime de maltraitance au cours de l’année dernière. Que signifient ces différents types de maltraitance ? Quels sont les facteurs de risque et les signes qui doivent alerter les aidants ? Comment réagir ? Lili smart consacre son dossier du mois à la « non bientraitance ».

C’est quoi la maltraitance ?

Il existe de nombreuses définitions de la maltraitance. Dans l’esprit collectif la maltraitance se limite à des violences physiques. Nous avons tous déjà entendu des faits divers choquant à propos d’une aide à domicile ou d’un proche qui brutalisait une personne vulnérable. Ces faits sont rares et leur forte exposition médiatique ponctuelle les met à distance de nos pratiques quotidiennes. Pourtant, d’autres cas de maltraitance, moins visibles mais tout aussi destructeurs sont très fréquents et présents dans de nombreux foyers. La réalité derrière ce terme est bien plus complexe.

Plutôt ancienne, la notion de maltraitance a été définie en 1987 par le Conseil de l’Europe comme « une violence se caractérisant par tout acte ou omission commis par une personne s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne, ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière ».

Afin de clarifier ce terme et endiguer ce fléau, le Conseil de l’Europe de 1992 a classifié les différents types de maltraitance :

Infographie_Articles_Site_Maltraitance_1
Infographie_Articles_Site_Maltraitance_2
Infographie_Articles_Site_Maltraitance_3
Infographie_Articles_Site_Maltraitance_4
Infographie_Articles_Site_Maltraitance_5
Infographie_Articles_Site_Maltraitance_6
Infographie_Articles_Site_Maltraitance_7

Négligences passives : négligences relevant de l’ignorance, de l’inattention de l’entourage

Violences psychiques ou morales : langage irrespectueux ou dévalorisant, absence de considération, chantages, abus d’autorité, comportements d’infantilisation, non-respect de l’intimité, injonctions paradoxales

Violences matérielles et financières : vols, exigence de pourboires, escroqueries diverses, locaux inadaptés

Violences physiques : coups, brûlures, ligotages, soins brusques sans information ou préparation, non-satisfaction des demandes pour des besoins physiologiques, violences sexuelles, meurtres (dont euthanasie)

Négligences actives : toutes formes de sévices, abus, abandons, manquements pratiqués avec la conscience de nuire

Violences médicales ou médicamenteuses : manque de soins de base, non-information sur les traitements ou les soins, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, non prise en compte de la douleur

Privation ou violation de droits : limitation de la liberté de la personne, privation de l’exercice des droits civiques, d’une pratique religieuse

Le terme de maltraitance inclut donc à la fois des actions envers une personne mais aussi des absences d’actions envers une personne. Elle est majoritairement non intentionnelle et le produit de négligences. Les personnes prenant soin d’un proche dépendant peuvent être maltraitantes malgré l’affection et la volonté de bien faire. La situation d’aidant est un nouveau rôle complexe à appréhender. Elle confronte à des situations inhabituelles, difficiles, épuisantes et conduit parfois à l’isolement.

Pour vous accompagner dans votre rôle d’aidant et faciliter votre quotidien, Lili smart a développé un service global d’assistance répondant à 5 besoins principaux : la sécurité, l’autonomie, l’organisation, la communication et la prévention.

Composée d’une application pour aidants, d’une montre pour la personne aidée et des capteurs pour son domicile, Lili smart vous aide à :

  • Surveiller l’évolution de l’autonomie de votre proche et prévenir les risques,
  • Stimuler votre proche en lui envoyant des rappels sur sa montre,
  • Mieux vous organiser seul ou avec les autres aidants, en créant des listes de tâches et en gérant plus facilement votre planning,
  • Communiquer plus facilement avec les autres aidants et les professionnels de santé,

Par exemple, votre maman a besoin d’être accompagnée à son prochain rendez-vous médical mais vous ne pourrez pas vous y rendre. Créez une tâche « RDV médical » que vous partagez aux autres aidants. Ces derniers pourront accepter ou non la tâche puis indiquer par la suite qu’elle a été faite. Vous n’avez plus besoin de passer de nombreux coups de fil et pouvez consulter toutes les listes de tâches depuis n’importe où, à n’importe quel moment. Enregistrez également les ordonnances et créez des conversations de groupe… Toutes les informations sont centralisées pour vous simplifier le quotidien.

 

 

En savoir plus

#2 Quels sont les facteurs de risque de maltraitance ?

#3 Comment reconnaître les signes de maltraitance ?

Fiche pratique : Comment lutter contre la maltraitance ?

Témoignage : Dépister les risques de maltraitance

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

La maltraitance

En France, 5 à 6 % des personnes de plus de 60 ans seraient maltraitées voire exploitées. La maltraitance de personnes âgées et handicapées se produirait dans 75% des cas à domicile et dans près de la moitié des cas par l’entourage familial (fils, fille, conjoint). Les professionnels de la santé quant à eux, sont mis en cause dans 32% des cas.
Qu’elle soit physique, psychologique, ou encore financière, environ 1 personne âgée sur 6 a été victime de maltraitance au cours de l’année dernière. Que signifient ces différents types de maltraitance ? Quels sont les facteurs de risque et les signes qui doivent alerter les aidants ? Comment réagir ? Lili smart consacre son dossier du mois à la « non bientraitance ».
DOSSIER

Sommaire

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.