Alzheimer : quelles sont ses maladies apparentées ?

Aujourd’hui en France, près de 900 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Si Alzheimer est bien connue du grand public, malgré les idées reçues, ses maladies apparentées, elles, ont encore bien souvent du mal à être décelées et bien diagnostiquées.

Troubles de la mémoire ou du langage, perte des repères spatio-temporels, baisse de l’attention… des symptômes semblables mais des maladies bien différentes !

Aujourd’hui, Lili smart vous aide à y voir plus clair.

 

Les Dégénérescences Fronto-Temporales (DFT)

Les dégénérescences fronto-temporales représentent une catégorie de maladies neurodégénératives qui se caractérisent par la mort progressive des neurones au niveau des lobes frontaux et/ou temporaux du cerveau.

Contrairement à la maladie d’Alzheimer, les DFT ne manifestent pas de pertes de mémoire aussi importantes. Les régions frontales et temporales du cerveau sont plus liées au raisonnement, à la planification, aux émotions, au contrôle de soi et au langage. Les personnes atteintes de DFT se repèrent dans l’espace et reconnaissent leurs proches plus longtemps. En revanche, elles ont tendances à négliger leur physique (présentation, hygiène), sont plus impulsives et deviennent indifférentes à leur environnement.

Les premiers signes sont :

  • des troubles du comportement ;
  • des symptômes affectifs (dépression, anxiété, apathie, indifférence affective) ;
  • des troubles du langage.

La personne atteinte se plaint de perdre son vocabulaire et ne comprend plus certains termes. La parole est fluide, mais elle n’a plus de sens. En revanche, les troubles de la mémoire sont beaucoup moins importants que dans la maladie d’Alzheimer.

Les DFT se déclarent en général avant 65 ans, mais évoluent sur 10 à 15 ans.

 

La maladie à corps de Lewy

La maladie à corps de Lewy est la deuxième maladie apparentée à Alzheimer et représente 20% des maladies neurodégénératives. Cette pathologie est causée par des dépôts de « corps de Lewy » dans les neurones, provoquant des troubles de l’attention et des hallucinations. Les pertes de mémoire sont beaucoup moins fréquentes que pour la maladie d’Alzheimer. En revanche, la progression de signes de démence est plus rapide.

La maladie à corps de Lewy est également souvent associée à Parkinson puisqu’elle provoque des symptômes parkinsoniens : rigidités des membres, visage inexpressif, syncopes, chutes en arrières…

Les premiers temps, la maladie se manifeste par la présence d’au moins deux de ces quatre caractéristiques :

  • troubles cognitifs avec variation de l’attention et de la vigilance ;
  • hallucinations visuelles (parfois olfactives et auditives) ;
  • symptômes parkinsoniens (marche à petits pas, tremblements, rigidité des membres, visage inexpressif) ;
  • troubles visuo-spatiaux.

D’autres symptômes sont souvent perçus, comme des troubles du sommeil (agitation nocturne), une dépression ou des idées délirantes.

Le diagnostic précis de cette maladie est important car la prise de neuroleptiques provoque une aggravation des troubles et peut être mortelle pour la personne atteinte.

 

Démence vasculaire

La démence vasculaire est provoquée par des accidents vasculaires cérébraux (AVC), qui sont causés par une hémorragie ou une embolie des vaisseaux cérébraux. Contrairement à Alzheimer, aux DFT et la maladie à Corps de Lewy, la démence vasculaire est non dégénérative.

On parle de démence vasculaire seulement si la personne ayant souffert d’un AVC présente des troubles cognitifs. Ces derniers dépendent de la zone touchée du cerveau et de la capacité des neurones à recouvrer leurs fonctions perdues.

Un AVC important provoquera de graves séquelles, dans ce cas, les troubles s’installeront brutalement. Si la personne est atteinte de plusieurs plus petits AVC, cela pourra endommager le cerveau, et les symptômes s’installeront progressivement.

 

Atrophies du lobe temporal à expression verbale

Il existe deux types d’atrophies du lobe temporal à expression verbale :

L’aphasie progressive primaire

L’aphasie progressive primaire se manifeste par des troubles du langage et de la compréhension. Ce sont les symptômes précoces qui interviennent pendant les premières années de la maladie, qui se déclare généralement vers l’âge de 65 ans.

La personne malade commence par manquer de mots, éprouve des difficultés à dénommer un objet, à comprendre des mots, puis petit à petit, son débit verbal diminue. Même si cette maladie n’a pas une grosse incidence sur la vie quotidienne les premières années, les personnes qui en sont atteintes peuvent mal vivre le fait d’avoir des difficultés à se faire comprendre verbalement.

Si le langage reste toujours l’une des facultés la plus altérée, d’autres troubles cognitifs peuvent se manifester après de nombreuses années : concentration, comportement, mémoire.

La démence sémantique

La démence sémantique est un trouble dégénératif qui se caractérise par la perte du sens des mots, des objets. La personne atteinte parle mais son discours n’est pas cohérent. Avec le temps, la progression de ces troubles peut conduire à une dégénérescence frontale et faire que la personne ne sait plus identifier les choses, les personnes, les lieux… et rencontre des troubles du comportement.

Comme pour l’aphasie progressive primaire, l’âge moyen du début des troubles se situe vers l’âge de 65 ans, voire avant.

 

 

Vous vous occupez d’un proche atteint d’Alzheimer, d’une maladie apparentée ou d’une maladie neurodégénérative et vous n’avez pas encore toutes les clés pour assurer votre rôle d’aidant ? Consultez les 7 conseils indispensables pour débuter.

 

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.