janvier 2017

Finances : quelles aides pour les familles et malades d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer occasionne de nombreux coûts financiers pour la famille. Pour vous aider à y voir plus clair, Lili smart liste pour vous les aides financières à destination des malades d’Alzheimer et de leurs aidants.

 

Remboursement de la sécurité sociale : les frais médicaux OUI, les frais médico-sociaux NON !

Les soins médicaux et para-médicaux sont remboursés en intégralité aux familles par l’Assurance Maladie au titre de l’ALD, l’affection de longue durée (voir plus bas). Cela comprend :

  • Le médecin,
  • Le pharmacien,
  • Le kinésithérapeuthe,
  • L’ortophoniste,
  • Les soins infirmiers pratiqués par les infirmières à domicile.

En revanche, les frais médico-sociaux, c’est-à-dire tout ce qui est de l’ordre des aides à domicile (aide-ménagère, auxiliaire de vie, solution connectée d’assistance) ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale et sont à la charge des familles. Pour ces coûts d’autres aides existent !

 

Les principales aides financières et sociales

L’ALD, l’affection de longue durée

La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées sont reconnues comme « affection de longue durée » ou ALD, ce qui donne droit à une prise en charge de 100% des soins, des hospitalisations et des frais de transport.

Où faire la demande ? C’est votre médecin traitant qui initie la demande auprès de la sécurité sociale.

La carte d’invalidité

Pour qui ? Pour toute personne dont le taux d’incapacité est fixé à au moins 80 % et percevant une pension d’invalidité de 3e catégorie.

Quels droits ? Une demi-part supplémentaire pour le calcul de l’impôt sur le revenu ; l’exonération des cotisations patronales de Sécurité sociale en cas d’utilisation de Chèques Emploi Service Universel (CESU).

Où faire la demande ? La demande doit être faite auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) dépendant du conseil général.

La carte de stationnement

Pour qui ? Pour toute personne dont le handicap réduit de manière importante ses capacités de déplacement à pied : périmètre de marche limité, besoin d’aide humaine ou technique (fauteuil, déambulateur, etc.) pour les déplacements extérieurs.

Quels droits ? La carte de stationnement permet de se garer gratuitement et sans limitation de durée sur toutes les places de stationnement ouvertes au public (y compris sur les places non réservées au stationnement des personnes handicapées). La durée de stationnement peut toutefois être limitée à 12 heures sur décision de la commune, mais cette durée ne peut pas être inférieure à 12 heures.

Où faire la demande ? La demande doit être faite auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) dépendant du conseil général ou bien en ligne sur le site service-public.fr.

Les aides proposées par votre Centre communal d’action sociale (CCAS)

Ces aides varient d’une commune à l’autre. Rapprochez-vous de votre mairie pour connaitre les aides existantes.

Les aides aux logements

Pour y avoir droit, des conditions de ressources et d’habitat doivent être remplies. Renseignez-vous auprès de votre Caisse d’allocation familiale, de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) dépendant du conseil général ou bien de l’Agence national pour l’amélioration de l’habitat (ANAH).

Les indemnités journalières et pension d’invalidité

Pour qui ? Les personnes de moins de 60 ans, dont l’incapacité de travail ou de revenus est réduite d’au moins 2/3.

Où faire la demande ? Auprès de votre Médecin ou de votre Caisse d’assurance maladie

L’AAH, l’allocation adulte handicapé

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une aide financière qui permet d’assurer un revenu minimum. Cette aide est attribuée sous réserve de respecter 4 critères : incapacité, âge, nationalité et ressources.

Pour qui ?  Les moins de 60 ans qui ont peu ou pas travaillé

Où faire la demande ? Auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH)

La pension retraite, pension pour inaptitude médicale, pension de réversion

Pour qui ?  Les plus de 60 ans occupant un emploi.

L’ASPA, l’allocation de solidarité aux personnes âgées

L’allocation de solidarité aux personnes âgées est une prestation mensuelle accordée aux retraités ayant de faibles ressources. Elle s’ajoute, dans une certaine limite, à vos revenus personnels.

Pour qui ? Les plus de 65 ans ayant un peu travaillé ou n’atteignant pas un minimum social

Où faire la demande ? Elle est versée par la Carsat (ou la MSA si vous dépendez du régime agricole).

La PCH, prestation de compensation du handicap

La prestation de compensation du handicap est une aide financière destinée à rembourser les dépenses liées à votre perte d’autonomie. Son attribution dépend de votre degré d’autonomie, de votre âge, de vos ressources et de votre résidence.

Pour qui ? Les moins de 60 ans

Où faire la demande ? Auprès de votre département

L’APA, l’allocation personnalisée à l’autonomie

L’allocation personnalisée à l’autonomie est une prestation sociale départementale destinée aux personnes de plus de 60 ans en perte d’autonomie physique et/ou psychique et ayant besoin d’une aide extérieure pour accomplir les actes de la vie quotidienne. Elle peut être perçue par les personnes vivant à domicile ou hébergées en famille d’accueil ou en établissement.

Les conditions d’attribution:

  • être âgé d’au moins 60 ans ;
  • être en perte d’autonomie en raison d’un état physique ou mental ;
  • avoir besoin d’une aide pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie, classées en GIR de 1 à 4 ;
  • résider en France de façon régulière ;

Pour retirer un dossier de demande d’APA, renseignez-vous auprès :

  • de votre département ;
  • du Centre communal d’action sociale (CCAS) de votre commune ;
  • des Centres locaux d’information et de coordination (CLIC) ;
  • des organismes ayant conclu une convention avec le département (établissement hébergeant des personnes âgées, services d’aide à domicile).

 

Depuis 2017

Vous n’avez pas d’emploi ou êtes retraité, et vous ne payez pas ou peu d’impôts ?

Cette année, dans le cadre de la Loi de Finances 2017, le crédit d’impôt de 50% relatif au service à la personne devient universel. Tous les particuliers employeurs, actifs et inactifs, peuvent désormais en bénéficier.

L’avantage correspond à 50% des dépenses engagées sur l’année, dans la limite d’un plafond de dépense annuel et concerne :

  • l’entreprise ou l’association de services à la personne,
  • l’emploi d’un salarié à domicile.

 

Vous travaillez et avez besoin de temps pour vous consacrer à votre proche ?

Depuis le 1er janvier 2017, le congé de proche aidant vous permet de cesser votre activité professionnelle afin de vous occuper d’une personne handicapée ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité. Ce congé est accessible sous conditions (ancienneté, lien familial ou étroit avec la personne aidée, résidence en France de la personne aidée) et pour une durée limitée. Parlez-en à votre employeur.

 

 

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

 

Marianne, 34 ans

Quand la maladie ou des troubles surviennent, c’est bien souvent le/la conjoint(e) ou l’enfant qui accompagne la personne touchée. Parfois, plusieurs membres de la famille ou amis se mobilisent pour la soutenir. Et lorsque l’on est plusieurs à gérer ce genre de situation, il peut être difficile de centraliser toutes les informations et de communiquer efficacement.

Danielle, 61 ans, est atteinte de la maladie à corps de Lewy, et vit seule à domicile. Cette maladie est apparentée Alzheimer et présentent également des symptômes de Parkinson. Elle souffre de troubles de l’attention et de la mémoire, et depuis peu, de problèmes de motricité. Sa fille et d’autres membres de sa famille l’accompagnent et la soutiennent. C’est principalement Marianne, sa fille âgée de 34 ans, qui veille sur elle, mais lorsqu’elle ne peut pas tout gérer à cause de son travail, son frère et sa sœur prennent le relais.

Je cherchais une application pour faciliter son quotidien et veiller sur elle en cas de chute, surtout depuis que ses problèmes de motricité sont apparus. Mais je voulais aussi un système qui me permette de m’organiser, où je pouvais tout enregistrer, et auquel mon oncle et ma tante pouvaient accéder. Maintenant avec Lili smart, on peut créer des listes et ajouter des choses à faire ou des rendez-vous, et savoir qui s’occupe de quoi.

 

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Aidant : 7 conseils indispensables pour débuter

La perte d’autonomie impacte la vie de la personne concernée, mais également celle de sa famille et de ses amis. Le rôle d’aidant que revêt le proche provoque une fatigue physique et psychologique importante. Il implique de nouvelles responsabilités, un nouvel apprentissage et l’on se sent perdu et débordé. Les aidants familiaux ont besoin d’être épaulés, de parler et de trouver des réponses à leurs questions.

Pour vous aider à faire face et préserver votre santé, Lili smart vous distille quelques conseils pour vous guider dans vos premières démarches. Découvrez nos 7 conseils indispensables aux aidants :

 

1/ Facilitez vos démarches et demandez de l’aide

La première chose à faire est de faciliter vos démarches et obtenir de précieuses informations sur vos droits. Pour cela, plusieurs dispositifs existent. Tour d’horizon des dispositifs d’accompagnement dédiés pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et leurs aidants :

  • Les MAIA, Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des malades Alzheimer, ont pour but de coordonner et de planifier la prise en charge des malades. Elles élaborent des plans personnalisés de soins à domicile, mais accompagnent aussi les proches et les aidants (information, soutien psychologique, aide au répit…). Contactez votre département.
  • Si la personne aidée a moins de 60 ans, sollicitez la MDPH, Maison Départementale des Personnes Handicapées, la plus proche : la MDPH facilitera vos démarches. Contactez votre département.
  • Si la personne aidée a plus de 60 ans, faites appel au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de votre commune ou au CLIC, Centre Local d’Information et de Coordination, de votre département.
  • L’Assurance Maladie est une précieuse source d’informations sur vos droits et vos démarches. Bon à savoir : Les aidants familiaux peuvent se voir attribuer, sur critères sociaux (situation familiale ou matérielle difficile), des prestations extralégales.

S’ajoute à ces dispositifs l’assistante sociale de votre commune ou de l’hôpital dans lequel séjourne votre proche. N’hésitez pas à la contacter, elle vous aidera à remplir un dossier administratif ou vous orientera vers le service le plus pertinent.

2/ Formez-vous

Vous vous posez des questions sur la maladie et son évolution ? Parfois vous ne savez plus comment communiquer avec votre proche ? Vous n’êtes pas seul ! Des experts et professionnels de santé peuvent vous aider à comprendre les particularités de la maladie d’Alzheimer et vous apprendre les bonnes pratiques d’accompagnement au quotidien. Ces formations sont très souvent gratuites. Rapprochez-vous des associations de familles ou du CCAS de votre commune pour en savoir davantage.

3/ Partagez votre expérience et bénéficiez de celles des autres

De nombreuses associations proposent des groupes de paroles dans toute la France, comme l’Association française des aidants ou encore France Alzheimer et maladies apparentées. Cette dernière organise des Cafés mémoire® et des groupes de parole mensuels. Animés par un psychologue et par des bénévoles, ces lieux d’échange offrent un espace d’écoute et d’expression aux personnes touchées par la maladie d’Alzheimer, aux familles, aux professionnels de soin, au grand public.

4/ Sachez vous accorder du temps pour vous

S’accorder des moments de répit et prendre du recul est essentiel. Prenez du temps pour vous. Quelques heures ou quelques jours afin de vous retrouver. Prenez également le temps de vous soigner ! N’oubliez pas, un aidant familial qui va bien est un malade qui va mieux.

5/ Bénéficiez du congé de proche aidant

Depuis le 1er janvier 2017, tout aidant salarié d’entreprise, depuis minimum un an, a droit à une période de congé sans solde de 3 mois, consécutifs ou découpés. Ces congés de proche aidant leur permettent de s’occuper de leur proche en situation de handicap ou en perte d’autonomie.

Plus d’informations ici.

6/ Vous n’êtes pas seul, restez entouré

Membres de votre famille, amis, bénévoles d’association et professionnels de santé sont là à vos côtés. Ne vous isolez pas et parlez de votre situation et des problèmes que vous rencontrez.

7/ Acceptez l’aide et sachez déléguer

N’assumez pas tout, tout seul, et ne cherchez pas non plus à endosser tous les rôles sous peine de vous épuiser très rapidement. Sachez passer le relais à d’autres proches ou à des professionnels de santé.

 

Lili smart vous aide à vous organiser et à fluidifier la communication entre aidants. Elle vous permet d’être rassuré en étant alerté en cas de besoin et de vous accorder des moments à vous. Pour en savoir plus, contactez-nous, notre équipe est là pour répondre à vos questions.

 

 

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Christian, 59 ans

Avec l’avancée en âge arrivent de nouveaux risques d’accidents. En effet, les chutes touchent 35% des personnes âgées de 65 à 79 ans. Et 55% des plus de 90 ans. Au total, ce sont 400 000 personnes qui chutent chaque année. De plus, après une chute, le risque de tomber à nouveau dans la même année est multiplié par 20. Aujourd’hui les aidants de personnes âgées doivent faire face à ce risque, qui s’ajoute à celui de la désorientation, pour les personnes atteintes de troubles spatio-temporels.

Christian accompagne sa maman, Madeleine, âgée de 84 ans, diagnostiquée malade d’Alzheimer il y a 9 ans. Depuis le décès de son époux il y a presque 2 ans, elle vit seule chez elle et dispose d’une aide à domicile. Celle-ci lui rend visite quotidiennement pour la prise des repas et des médicaments.

Je lui rends visite deux ou trois fois par semaine, quand je peux. Mais je m’inquiétais toujours de ce qui pouvait lui arriver lorsqu’elle se retrouvait seule. A cet âge, une chute est vite arrivée.

Par ailleurs, depuis quelques temps, Madeleine avait des problèmes de désorientation. Comme il lui arrivait de sortir de chez elle pour aller faire quelques courses, son fils craignait qu’elle ne se perde.

Depuis que maman porte la montre, je suis moins stressé. Je sais que si elle tombe, je recevrais automatiquement une alerte pour m’en informer. Pareil si elle s’éloigne trop de chez elle. Comme ça je peux directement prévenir un voisin ou les secours.

 

 

Lili smart est une application spécialement conçue pour faciliter le quotidien des familles qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. Elle détecte les signaux faibles de dégradation de l’autonomie du proche en s’appuyant sur des capteurs placés à son domicile, une montre qu’il porte et une plateforme dédiée aux aidants.

Aline, 54 ans

Préserver l’autonomie de son proche, c’est la première chose à laquelle pense l’aidant à l’annonce du diagnostic. Il prend conscience que la situation ne sera plus la même et qu’il faudra désormais l’accompagner au quotidien.

Dominique, 57 ans, est malade d’Alzheimer depuis bientôt 3 ans. Diagnostiqué avant l’âge de 65 ans, il est ce qu’on appelle un malade jeune. Il vit seul à son domicile et a dû abandonner son activité professionnelle. Il est accompagné par sa sœur Aline, qui réside à un peu plus d’une heure de chez lui.

Comme je travaille encore, il n’est pas toujours simple pour moi de gérer ma vie professionnelle, ma vie de famille et mon rôle d’aidant auprès de mon frère. J’essaie de passer le voir régulièrement mais c’est difficile de garder un œil sur lui en permanence.

Même si Dominique a des troubles de mémoire et des difficultés au niveau du langage, la maladie n’est pas à un stade trop avancé. Elle évolue de manière aléatoire et peut ou ne pas progresser durant plusieurs mois, plusieurs années.

Au delà d’être rassurée, grâce à des alertes en cas d’anomalies ou de changements de comportement, Aline cherchait une solution pour pouvoir aider son frère à rester autonome le plus longtemps possible, et à distance.

Grâce au système Lili smart, je peux, depuis n’importe où, savoir si tout va bien, être alertée en cas de problème, et surtout, le stimuler et lui donner un coup de pouce en programmant des rappels sur sa montre, et tout ça depuis mon téléphone.

 

 

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